Pour une personne victime de violence conjugale, le milieu de travail représente souvent l'un des seuls endroits où elle aura l'occasion de socialiser et de développer un réseau de soutien en qui elle aura confiance. Sans être seul à porter cette responsabilité, le syndicat peut agir comme une maille du filet social pour les personnes aux prises avec des enjeux de violence conjugale.
  • Rôles et responsabilités du syndicat

    Le syndicat joue un rôle dans l’établissement et le maintien d’un milieu de travail plus sécuritaire, accueillant et soutenant pour les victimes de violence conjugale.

    Pour ce faire, il doit s’assurer que les employeurs respectent leurs obligations en matière de protection des personnes à l’emploi.

    De plus, par le processus de négociation des conventions collectives, il peut contribuer à l’ajout de clauses visant la protection des victimes de violence.

    Cependant, les actions du syndicat peuvent aller plus loin et viser :

    ⦁ À sensibiliser ses membres à cette problématique (par le biais de formations, d’activités syndicales ou d’autres outils d’information);
    ⦁ À représenter et à soutenir les membres qui rencontrent des enjeux de violence conjugale;
    ⦁ À s’associer avec les ressources et les organismes d’aide spécialisés de la région ciblée.

    De plus, adopter une position claire à l’encontre de la violence conjugale et se prononcer en faveur de rapports plus égalitaires entre les genres et les sexes sont une bonne manière d’agir en ce sens.

    Ressources et organismes d’aide : les spécialistes

    Les ressources externes d’aide, comme les regroupements de maisons d’hébergement, l’organisme SOS violence conjugale et les services psychosociaux sont les spécialistes en matière d’intervention et d’accompagnement liés à l’enjeu de la violence conjugale. Les personnes expertes qui y sont présentes demeurent et resteront la référence dans ces domaines.

    Il importe de reconnaitre l’importance de ces ressources et de ces organismes, et la pertinence de s’y associer afin d’être mieux outillé et de ne pas agir au-delà de ses champs de compétence.

  • Sensibiliser le milieu

    Qu’il s’agisse des collègues, du personnel des ressources humaines, des personnes intervenantes, des employeurs ou des membres du syndicat, tout le monde détient une responsabilité individuelle et doit agir lorsqu’il soupçonne, sait ou devrait raisonnablement savoir qu’une personne vit de la violence conjugale.

    Cette responsabilité individuelle signifie que chaque personne doit :

    ⦁ Demeurer alerte aux signes;
    ⦁ En parler avec la victime;
    ⦁ S’intéresser à son état;
    ⦁ Respecter son rythme et alerter les organismes ou les personnes-ressources si nécessaire.

    Cependant, pour développer des réflexes individuels, une action collective est nécessaire afin de sensibiliser le plus grand nombre d’acteurs. Offrir des formations portant sur la violence conjugale est un bon moyen de sensibiliser le milieu.

    Ces ateliers ou ces formations permettent, notamment, d’améliorer la compréhension de cet enjeu ainsi que de celui des rapports de force en présence. De plus, ils permettent de soutenir les personnes participantes afin qu’elles puissent développer leur capacité à reconnaitre certains signes. Elles se sentiront ainsi mieux outillées pour intervenir auprès des victimes.

    Plusieurs formations et ateliers visant principalement les milieux de travail sont actuellement offerts. La CSQ vous propose aussi un atelier de sensibilisation disponible pour l’ensemble des membres d’un syndicat.

    Au-delà de cette offre, d’autres mesures de sensibilisation peuvent facilement être mises en place dans les milieux.

  • Ce que le syndicat peut faire
    • Suivre des formations sur la violence conjugale et encourager l’employeur à en faire tout autant;
    • Offrir des conférences ou des ateliers de sensibilisation à ses membres;
    • Afficher du matériel de sensibilisation en milieu de travail (comme cette affiche);
    • Partager de l’information claire par le biais des communications internes et en faciliter l’accès à toutes et tous;
    • Afficher, sur les lieux de travail, une liste de ressources spécialisées en violence conjugale ainsi que leurs coordonnées;
    • Informer sur les dangers liés à la stigmatisation et aux préjugés, et renforcer l’idée que la violence conjugale n’est jamais acceptable;
    • Maintenir ces mesures de sensibilisation au fil du temps.
  • Soutenir les victimes

    Le syndicat joue aussi un rôle de soutien auprès des victimes. Il doit tenir compte de la dynamique qui s’installe dans ce type de relation ainsi que de l’état émotionnel et psychologique dans lequel se trouve la personne qui vit de la violence conjugale. Le syndicat peut agir comme un soutien moral important et contribuer à une éventuelle décision de quitter la relation.

    Vous souhaitez démontrer votre soutien à une personne victime de violence conjugale? Voici ce que vous pouvez faire :

    ⦁ Parlez à votre collègue, posez-lui des questions ouvertes, par exemple « Comment ça va? » ou « Veux-tu prendre un café pour discuter? ».
    ⦁ Assurez-vous que la personne est en sécurité ou qu’elle est disposée à vous parler.
    ⦁ Expliquez ce que vous avez constaté, mais faites-le avec beaucoup de prudence si la personne victime travaille à distance.
    ⦁ Exprimez votre inquiétude.
    ⦁ Faites preuve d’écoute si la personne parle de sa situation.
    ⦁ Dites-lui qu’elle n’est pas seule et que vous êtes là pour l’aider si elle en a besoin.
    ⦁ Orientez-la vers les ressources de la communauté.
    ⦁ Respectez sa volonté et ses choix, et évitez de lui dire quoi faire.

    À noter : respecter la volonté et les choix de la victime est primordial lorsque celle-ci vous raconte ce qu’elle vit. Rappelez-vous que les situations de violence conjugale sont complexes. Le contrôle, le rapport de pouvoir, la manipulation et les menaces sont de la partie, ce qui rend difficile la décision de quitter la relation.

    Un modèle pour aider à prendre une décision

    Ce premier pas vers la victime peut susciter des réponses diverses qui demanderont d’ajuster l’intervention. Comment réagir si elle ne veut pas parler, si elle s’ouvre, mais qu’elle refuse l’aide proposée ou encore si elle demande de l’aide?

    Voici un modèle d’arbre décisionnel, proposé par le Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale, à utiliser lors des rencontres avec les victimes.

    Un plan de sécurité devrait toujours être travaillé conjointement avec une ressource ou un organisme d’aide spécialisé, par exemple une maison d’hébergement ou SOS violence conjugale (sosviolenceconjugale.ca).

    Ces organismes peuvent évaluer les risques possibles afin de mettre en place les bonnes mesures de sécurité pour l’ensemble des personnels. Un exemple de plan de sécurité est présenté dans les outils offerts avec cette trousse.

    À noter : il est important de s’assurer que des mesures de représailles ne soient pas appliquées lorsqu’une travailleuse ou un travailleur divulgue des signalements de violence conjugale éventuelle. Rapporter ces faits peut être difficile, surtout lorsqu’ils visent une personne en position d’autorité. Face à une telle situation, il importe de rassurer les personnels que leur lien d’emploi est protégé.

  • Soutenir les victimes en télétravail

    Le télétravail fait partie des nouveaux modes d’organisation du travail dont il importe de tenir compte lorsqu’il est question de violence conjugale.

    Pour les victimes, travailler de la maison peut contribuer à accroitre les risques de violence, à les isoler davantage, à augmenter le contrôle de l’agresseur sur elles tout en réduisant les possibilités qu’elles puissent fuir la violence.

    Malgré la distance, des mesures peuvent être mises en place dans les milieux de travail pour soutenir les personnes vivant de la violence conjugale.

    Appel à l’aide sous forme de geste

    Depuis quelques années, un geste existe dans notre société pour que les victimes puissent demander de l’aide à distance de manière sécuritaire et subtile.

    Pour que ce geste fonctionne, il doit toutefois être diffusé largement afin que toutes et tous puissent l’utiliser ou encore le reconnaitre.

    Ce geste a deux fonctions. Il permet à la victime :

    ⦁ De signifier sa détresse;
    ⦁ D’indiquer qu’elle souhaite que l’on communique avec elle de manière sécuritaire.

    Une collègue ou un collègue pose ce geste? Il importe de contacter cette personne. L’échange doit se faire de manière sécuritaire. Assurez-vous qu’il s’agit d’un moment opportun, car la victime peut être surveillée par son agresseur. Lors de votre échange, utilisez des questions fermées (dont les réponses sont « oui » ou « non »). La prudence est de mise.

    Des exemples de questions à poser

    La personne a fait le geste pour appeler à l’aide? Voici quelques exemples de questions que vous pouvez lui poser :

    ⦁ « Est-ce un bon moment pour parler? »
    ⦁ « Y a-t-il quelqu’un d’autre avec toi? »
    ⦁ « Devrais-je rappeler plus tard? »

    Si elle vous mentionne qu’il s’agit d’un bon moment pour procéder à l’appel, vous pouvez continuer comme suit :

    ⦁ « Voudrais-tu que j’appelle une maison d’aide et d’hébergement ou que je demande un service pour toi? »
    ⦁ « Veux-tu que je cherche des services qui pourraient t’être utiles et que je te rappelle? »
    ⦁ « Veux-tu que j’appelle le 911? »

    D’autres formes de communication peuvent aussi être utilisées : les textos, le courriel ou les réseaux sociaux. Cependant, les questions posées doivent demeurer d’ordre général, considérant la possibilité que l’agresseur surveille la victime.

    Voici quelques exemples :

    ⦁ « Comment vas-tu? »
    ⦁ « Comment puis-je t’aider? »
    ⦁ « Prends contact avec moi quand tu auras un moment. »
    Même si la victime ne souhaite pas que vous appeliez les services d’aide, gardez contact avec elle, par exemple par des communications constantes, pour lui poser quelques questions d’ordre général (« Comment vas-tu? », « Fais-moi signe quand tu es libre, j’ai hâte d’avoir de tes nouvelles », etc.).
    S’il ne s’agit pas d’un bon moment pour la victime, il est important de démontrer de l’empathie envers elle et de lui indiquer qu’elle peut compter sur vous.

    Un doute raisonnable?

    Vous êtes incertain que la personne est victime de violence conjugale? Si vous avez toutefois un doute raisonnable d’y croire, voici ce que vous pouvez faire :

    ⦁ Gardez contact avec la victime, faites-lui savoir que vous êtes là pour elle en l’appelant ou en lui écrivant régulièrement.
    ⦁ Proposez-lui d’aller faire une marche ou de prendre un café.
    ⦁ Voyez avec votre employeur, avec l’accord de la victime, si une entente prévoyant du travail au bureau serait possible pour elle.
    ⦁ Envoyez un courriel à l’ensemble des collègues présentant les ressources ou les organismes d’aide spécialisés et le lien vers le service de clavardage de SOS violence conjugale (voir exemple type de courriel dans les outils offerts avec cette trousse).
    ⦁ Choisissez avec la victime un mot ou une phrase-clé qu’elle peut utiliser lorsqu’elle est en danger. Si vous entendez le mot ou la phrase-clé, appelez-la et posez-lui des questions fermées.

  • Des exemples de questions à poser
    La personne a fait le geste pour appeler à l’aide? Voici quelques exemples de questions que vous pouvez lui poser :

    • « Est-ce un bon moment pour parler? »
    • « Y a-t-il quelqu’un d’autre avec toi? »
    • « Devrais-je rappeler plus tard? »

     

    Si elle vous mentionne qu’il s’agit d’un bon moment pour procéder à l’appel, vous pouvez continuer comme suit :

    • « Voudrais-tu que j’appelle une maison d’aide et d’hébergement ou que je demande un service pour toi? »
    • « Veux-tu que je cherche des services qui pourraient t’être utiles et que je te rappelle? »
    • « Veux-tu que j’appelle le 911? »

     

    D’autres formes de communication peuvent aussi être utilisées : les textos, le courriel ou les réseaux sociaux. Cependant, les questions posées doivent demeurer d’ordre général, considérant la possibilité que l’agresseur surveille la victime. Voici quelques exemples :

    • « Comment vas-tu? »
    • « Comment puis-je t’aider? »
    • « Prends contact avec moi quand tu auras un moment. »

     

    Même si la victime ne souhaite pas que vous appeliez les services d’aide, gardez contact avec elle, par exemple par des communications constantes, pour lui poser quelques questions d’ordre général (« Comment vas-tu? », « Fais-moi signe quand tu es libre, j’ai hâte d’avoir de tes nouvelles », etc.).

    S’il ne s’agit pas d’un bon moment pour la victime, il est important de démontrer de l’empathie envers elle et de lui indiquer qu’elle peut compter sur vous.

  • Un doute raisonnable?

    Vous êtes incertain que la personne est victime de violence conjugale? Si vous avez toutefois un doute raisonnable d’y croire, voici ce que vous pouvez faire :

    ⦁ Gardez contact avec la victime, faites-lui savoir que vous êtes là pour elle en l’appelant ou en lui écrivant régulièrement.
    ⦁ Proposez-lui d’aller faire une marche ou de prendre un café.
    ⦁ Voyez avec votre employeur, avec l’accord de la victime, si une entente prévoyant du travail au bureau serait possible pour elle.
    ⦁ Envoyez un courriel à l’ensemble des collègues présentant les ressources ou les organismes d’aide spécialisés et le lien vers le service de clavardage de SOS violence conjugale (voir exemple type de courriel dans les outils offerts avec cette trousse).
    ⦁ Choisissez avec la victime un mot ou une phrase-clé qu’elle peut utiliser lorsqu’elle est en danger. Si vous entendez le mot ou la phrase-clé, appelez-la et posez-lui des questions fermées.

    À noter : même si la victime demande de l’aide, il demeure primordial de respecter son rythme. Ce signe ne veut pas dire que la victime quittera son milieu sur-le-champ. Votre rôle consiste à établir et à maintenir un lien de confiance avec elle pour qu’elle puisse entreprendre les démarches lorsqu’elle se sentira prête à le faire.

  • Autres actions syndicales

    Au-delà du soutien et de la sensibilisation, le syndicat peut mettre en place des mesures qui contribueront à la création de milieux de travail sécuritaires, inclusifs et respectueux.

    Ce que le syndicat peut faire

    • Demeurer alerte aux risques liés à la violence sur la santé et la sécurité des personnes employées en général
      Faire le point avec le comité de santé et sécurité au travail sur ces risques possibles;
    • Informer l’employeur lorsqu’il y a un doute qu’une personne peut être victime de violence conjugale;
    • Connaitre les mesures d’accommodement possibles dans le milieu de travail;
    • S’assurer de la confidentialité du dossier qui concerne la violence conjugale;
    • Accompagner la victime lors des discussions avec l’employeur sur des mesures d’accommodement;
    • S’assurer que le rythme de la victime, ses besoins et les décisions qu’elle prend sont respectés
      Faire appel à une ressource spécialisée en matière de violence conjugale, notamment lors de la mise en place d’un plan de sécurité personnalisé;
    • Négocier des clauses de conventions collectives (comme des congés payés) pour les victimes de violence conjugale;
    • Négocier pour mieux soutenir)
      S’afficher comme un milieu allié pour les personnes aux prises avec des enjeux de violence conjugale;
    • Appuyer les luttes que les femmes mènent sur divers fronts : égalité, équité salariale, harcèlement, violences, etc.

     

    Pour que le syndicat devienne un allié des personnes vivant de la violence conjugale et que l’ensemble de ces mesures soit bien ancré, il faudra les répéter au fil du temps.

    Ainsi, le syndicat doit faire les rappels nécessaires, offrir plusieurs formations, les mettre à jour au besoin et actualiser régulièrement les ressources et les organismes d’aide spécialisés affichés dans les milieux de travail.

  • Soutenir les travailleuses et travailleurs autonomes

    La CSQ compte, parmi ses membres, des travailleuses et travailleurs autonomes (par exemple, les responsables de services éducatifs en milieu familial) qui n’ont pas d’employeurs pour mettre en place les différentes mesures de protection et d’accompagnement.

    Leur syndicat devient donc une ressource importante qui peut les appuyer et leur démontrer du soutien en cas de violence conjugale. Les mesures proposées dans le cadre du télétravail peuvent s’appliquer à leur situation.

    L’utilisation du courriel général de sensibilisation ou encore l’emploi d’une signature de courriel indiquant que le syndicat est un allié en matière de violence conjugale sont des mesures simples qui permettent une approche auprès des membres.

    Les autres outils (ateliers, formations ou diffusion de matériel de sensibilisation) demeurent essentiels à la démarche.

    À noter : plus le syndicat publicise son soutien et sensibilise le milieu relativement à la violence conjugale, plus il y a de possibilités que la victime voie l’information et sente qu’elle peut avoir confiance en lui pour l’aider et l’appuyer dans ses démarches.

  • Formations offertes

    Votre syndicat souhaite offrir un atelier de sensibilisation et il dispose d’une à trois heures? Le comité de la condition des femmes a mis sur pied un atelier de sensibilisation qui vise à approfondir les connaissances quant aux enjeux de la violence conjugale.

    La formation fait le tour des signes annonciateurs et donne des outils pour améliorer les interventions auprès des victimes.

    N’hésitez pas à communiquer avec nous pour plus d’information : conditiondesfemmes@lacsq.org.

    Autres ressources disponibles

    Le site milieuxdetravailallies.com/sallier offre :

    ⦁ Du matériel de formation gratuit pour les personnes-ressources (d’une durée de trois heures et demie);
    ⦁ Une conférence de sensibilisation (s’adresse à toutes et tous, d’une durée d’une heure);
    ⦁ Des services d’accompagnement personnalisés (à court, moyen ou long terme);
    ⦁ Une certification qui atteste la mise en place de mesures visant à agir contre la violence conjugale.

    Le site dvatwork.ca/fr offre :

    ⦁ Une formation en ligne pour toutes et tous d’une durée d’une heure;
    ⦁ Une formation en ligne destinée aux personnes-ressources d’une durée de trois heures;
    ⦁ De la documentation claire et concise faisant état de l’enquête Peut-on être en sécurité au travail lorsqu’on ne l’est pas à la maison.

    La simple création d’un profil est suffisante pour en faire profiter votre organisation!

    Le Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale offre différentes formations portant sur la violence conjugale. Il est aussi possible de communiquer avec l’organisme pour la création de contenu de formation adapté à votre milieu.

    Toutes les ressources mentionnées offrent du matériel facile d’accès, majoritairement gratuit, adapté aux situations en milieu de travail et elles sont appuyées par des vidéos et du contenu interactif et dynamique.

  • Afficher son soutien

    Les syndicats peuvent affirmer leur soutien aux personnes qui vivent de la violence conjugale en téléchargeant et en apposant cette affiche dans les milieux de travail: Tu as besoin d’aide? Ton syndicat est là pour toi.