Éducation, Enseignement supérieur, Petite enfance

En action pour l’éducation : plus de 70 personnalités et organismes appuient la tenue d’états généraux

21 octobre 2026

Le Québec ne peut plus naviguer à vue en éducation, de la petite enfance à l’enseignement supérieur. L’éducation étant le pilier de notre société et la meilleure réponse aux défis d’aujourd’hui, plus de 70 personnalités et organismes réclament la tenue d’états généraux afin de doter le réseau d’une vision commune. Pour nos enfants, nos élèves ainsi que pour nos étudiantes et étudiants, la CSQ invite la population à signer son plaidoyer.  

Par Maude Messier et Audrey Parenteau, conseillères CSQ  

Actuellement, plus de 70 personnalités et organismes l’ont déjà fait. « Et ce n’est qu’un début », a dit le président de la CSQ, Éric Gingras lors d’une conférence de presse. Celle-ci a eu lieu en marge du grand événement En action pour l’éducation organisé par la Centrale et rassemblant plus de 350 personnes, dont plusieurs personnalités, organismes et organisations.  

Alors que le nouveau gouvernement élu s’installe à l’Assemblée nationale, la CSQ lui rappelle son engagement à tenir des états généraux en éducation. « On sait maintenant que la tenue d’états généraux sur l’éducation doit faire partie des priorités du nouveau gouvernement et que la majorité des parlementaires de l’Assemblée nationale l’appuient. Cela étant dit, ce n’est pas le moment de lâcher le morceau. Cette démarche, il faut la mener jusqu’au bout. Ce n’est pas tout de promettre des états généraux, il faut les préparer, les lancer, les déployer, écouter les différents partenaires et, surtout, avoir véritablement la volonté politique de faire vivre les consensus qui seront dégagés et porter cette vision commune », a fait valoir Éric Gingras.  

Les astres alignés  

Pour la CSQ, façonner un projet collectif en éducation, c’est travailler à l’avenir du Québec, tant sur le plan social qu’économique. Il n’y a pas de contournement possible. La société a changé considérablement depuis 30 ans et, selon la Centrale, il est inconcevable qu’au Québec, on navigue à vue en éducation, sans plan à long terme, sans vision globale.  

De plus en plus de voix s’élèvent en faveur d’un forum, d’un espace de réflexion, d’un lieu d’échanges et de débats. C’est dans un esprit de cohésion et de collectivité que la CSQ a entrepris un grand chantier en éducation, à la demande de ses membres réunis en congrès. Depuis deux ans, la Centrale plaide pour la tenue d’états généraux en éducation et défend l’idée de réunir l’ensemble des partenaires autour d’une même table afin de dégager des consensus pour la suite des choses.  

Depuis plusieurs mois, la CSQ a actualisé ses positions et ses orientations en éducation, de la petite enfance à l’enseignement supérieur. Elle a d’ailleurs tiré de cet exercice avec ses affiliés 51 orientations. Elle n’est pas la seule : des groupes comme le mouvement École ensemble et l’organisme Debout pour l’école ont fait de même. Résultat : les voix se sont multipliées en faveur d’une grande réflexion collective par l’entremise d’états généraux.  

Ensemble, on peut faire de grandes choses!  

Aujourd’hui, la CSQ rallie ces voix diversifiées en rendant publique la liste des appuis et des alliés. Celle-ci comprend des organisations de parents, des universitaires et des spécialistes, des acteurs gouvernementaux, des représentantes et représentants des travailleuses et travailleurs ainsi que des employeurs, des gestionnaires, des organismes de la société civile et des personnalités publiques et politiques.  

« Il est grand temps de réfléchir au rôle et à la mission des institutions éducatives, de même qu’aux enjeux de mixité sociale et scolaire. Il faut se parler de la réussite éducative et de l’égalité des chances pour toutes et tous. Il faut défendre un projet qui assure un accès juste et équitable à l’éducation, qui soutient le bien-être collectif et l’éducation citoyenne, et qui encourage la participation active à la vie sociale et démocratique. Et on est plusieurs à réclamer un lieu pour le faire », a ajouté le président de la CSQ.  

La Centrale ne prétend pas avoir toutes les solutions, mais plaide qu’il est temps de jouer cartes sur table et de mettre en commun les propositions et les points de vue de l’ensemble des parties.  

« C’est ça, le dialogue social, a rappelé Éric Gingras. Je pense que l’on a là un des plus beaux exemples possibles. Rassembler tout ce monde sous une demande commune, ce n’est pas si fréquent. L’occasion est belle, le momentum est là. Il ne faut pas passer à côté, c’est le message que l’on envoie au nouveau gouvernement ainsi qu’à l’ensemble des parlementaires aujourd’hui. On le doit aux Québécoises et aux Québécois, au personnel qui œuvre dans le réseau, et à nos jeunes surtout. »  

La CSQ continuera de recueillir les appuis et invite d’ailleurs l’ensemble de la population à signer son plaidoyer pour la tenue d’états généraux en éducation.  

Visitez le site de la CSQ pour soutenir le plaidoyer pour des états généraux en éducation et consulter la liste complète des appuis.