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Le changement en éducation passe par une grande réflexion

Une société éduquée est une société en santé, dit l’adage. Qu’en est-il de notre système d’éducation au Québec? Donnons-nous à chaque enfant, élève, jeune ou adulte, étudiante ou étudiant tous les outils pour réaliser son plein potentiel?

L’éducation est le socle sur lequel la société évolue. Au-delà de former les travailleuses et les travailleurs et de contribuer à la santé économique du Québec, l’éducation forme des citoyennes et des citoyens capables de participer activement à toutes les facettes de la vie en société.

Elle leur permet de se développer, d’acquérir des connaissances qui aident à mieux comprendre le monde dans lequel on vit et d’exercer un jugement critique, en plus d’aplanir les inégalités et de favoriser le vivre-ensemble, autant d’aspects essentiels au bon fonctionnement de la société, à plus forte raison dans un contexte de crises multiples.

Les enjeux qui secouent l’éducation se situent bien au-delà des seules conventions collectives, des structures et de l’administration. Ils résident dans les fondements mêmes de l’éducation.

Il faut se parler de la réussite éducative et d’égalité des chances pour toutes et tous, ainsi que défendre un projet qui assure un accès juste et équitable à l’éducation, qui soutient le bien-être collectif et l’éducation citoyenne, la participation active à la vie sociale et démocratique. Or, à l’heure actuelle, il n’y a aucun espace consacré à ce type de réflexion.

Nous réclamons un engagement clair du gouvernement à organiser une grande réflexion en éducation, de la petite enfance à l’enseignement supérieur.

Nous n’avons pas la prétention d’avoir toutes les solutions, mais nous pensons qu’il est temps de mettre les cartes sur table et d’entendre les propositions et les points de vue de l’ensemble des parties : gestionnaires, parents, universitaires et spécialistes, actrices et acteurs gouvernementaux, représentantes et représentants des travailleuses et des travailleurs, représentantes et représentants des employeurs et organismes de la société civile. C’est ça, le dialogue social!

Réfléchir à l’éducation, c’est ni plus ni moins réfléchir à notre avenir collectif.

Or, la dernière grande réflexion collective sur l’éducation s’est tenue lors des États généraux sur l’éducation de 1995-1996. La société a changé passablement en 30 ans. Depuis plusieurs années, les solutions à la pièce se multiplient, ce qui nous prive d’une vision d’ensemble cohérente avec ce qui est essentiel pour l’avenir de la société québécoise en matière d’éducation.

Il s’agit d’un exercice démocratique fondamental, un lieu où faire le point et regarder vers l’avant, dans l’intérêt des enfants, des élèves, ainsi que des étudiantes et des étudiants. On doit trouver des solutions globales et collectives, avec l’ensemble des personnes concernées.

Cette réflexion permettra de répondre à certains défis présents en éducation :

  • S’assurer que l’éducation permet de mieux prendre en compte les transformations sociales et prépare les élèves, les étudiantes et les étudiants à naviguer dans le monde d’aujourd’hui et celui de demain.
  • Remettre à l’avant-scène l’objectif d’égalité des chances afin de donner, à toutes et à tous, les mêmes opportunités de se développer ainsi que d’acquérir les connaissances et compétences nécessaires pour exercer leur citoyenneté activement.
  • Trouver les meilleurs moyens, collectivement, pour améliorer le vivre-ensemble dans un monde de plus en plus fragmenté.

Il nous faut un plan, un projet structurant et inspirant pour l’avenir du Québec, et il faut l’élaborer ensemble. La population québécoise est mûre pour une telle démarche collective.

J’appuie la demande d’une grande réflexion collective en éducation!

On nous appuie!

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