Centrale des syndicats du Québec (CSQ) - Nouvelle

Les services publics : « dépense » ou « investissement » ?

20 octobre 2016

Une proportion significative des dépenses dans les services publics – pensons aux secteurs de la petite enfance, de l'éducation et de la santé – constitue un véritable investissement, car elles entrainent des bénéfices durables. Par exemple, lorsque l'on soigne une personne malade ou blessée ou que l'on enseigne à un enfant de 6 ans à écrire, les bienfaits sont (généralement !) durables.

De plus, ces dépenses augmentent, sans contredit, la capacité productive d'une société, car elles haussent le « capital humain2 » de la population. Lorsque le système scolaire forme un jeune adulte à faire fonctionner une pelle mécanique, c'est l'ensemble de la société qui devient plus productif. Ainsi, toute dépense qui augmente le stock de capital matériel ou humain peut être considérée comme un investissement.


2 Pour diverses raisons, les économistes progressistes sont assez critiques du concept de « capital humain » même si, dans le cas présent, il est utile pour comprendre la nature réelle des dépenses en services publics.