Quand la solidarité familiale remplace le filet social
Sur fond de crise du logement et de concentration de la richesse dans les poches d’une élite économique, au Canada, de plus en plus de grands-parents puisent dans leurs économies, réduisent leur niveau de vie, et parfois même s’endettent pour soutenir leurs enfants et petits-enfants. Ce qui, en principe, devrait être un geste de solidarité choisi devient une obligation imposée par la flambée du coût de la vie, la précarité de l’emploi et la stagnation des salaires. Derrière les sourires des familles qui s’entraident se cache une dure réalité : nos aînés doivent payer la facture de décennies de politiques néolibérales qui ont affaibli le filet social en allant dans le sens du capital plutôt que celui du travail.