Cet atelier avait pour objectif de réfléchir aux façons de favoriser l’apprentissage des clientèles vulnérables en créant des systèmes d’éducation plus inclusifs.

Cet atelier avait pour objectif de réfléchir aux façons de favoriser l’apprentissage des clientèles vulnérables en créant des systèmes d’éducation plus inclusifs.
Principale intervenante, Judith Nowotarski, présidente du New Zealand Educational Institute (NZEI), a souligné l’importance de résister aux pressions qui vont dans le sens d’une trop grande uniformisation – conséquence fâcheuse d’initiatives telles que le Program for International Student Assessment (PISA) de l’OCDE –, tant des contenus enseignés que de la pédagogie. Elle a insisté sur sa conception d’un système d’éducation équitable, qui passe par un effort concerté pour adapter l’enseignement aux besoins des élèves en difficulté, afin qu’ils aient les mêmes chances que les plus favorisés. Enfin, l’intervenante a déploré les difficultés vécues par les enseignantes et enseignants néozélandais, dans un contexte de grande privatisation du secteur de l’éducation, eux qui ne disposent plus des ressources et des outils nécessaires pour faire un travail adéquat auprès des élèves en difficulté et doivent composer avec des indices de performance importés de l’entreprise privée.
Si les autres participants se sont surtout intéressés au contexte néozélandais et ont cherché à approfondir des questions abordées par Mme Nowotarski, l’un d’eux a souligné l’importance de mobiliser les syndicats et les communautés, afin que les réformes en éducation soient motivées par une plus grande sensibilité aux populations vulnérables et qu’elles prennent en considération l’opinion, mais surtout l’expertise, des principaux acteurs de l’éducation : les professeures et professeurs, les enseignantes et enseignants.