Parmi les séances de travail, dans le cadre de la Conférence mondiale de l’Internationale de l’éducation, la question des conditions pour assurer un enseignement de qualité a été soulevée.

Parmi les séances de travail, dans le cadre de la Conférence mondiale de l’Internationale de l’éducation, la question des conditions pour assurer un enseignement de qualité a été soulevée. La mise au jeu, assurée par la présidente de la CSQ, Louise Chabot, indiquait d’emblée l’importance de jeter un regard critique sur cette idée d’enseignement de haute qualité. Non pas que la chose ne soit pas souhaitable et que l’on ne puisse pas en faire un idéal à atteindre, mais dans les faits, il faudra penser d’abord à assurer à tous les élèves une éducation de qualité.
L’état lamentable de certaines de nos écoles dans un pays riche comme le nôtre montre bien qu’une bonne dose de pragmatisme est nécessaire dans cette réflexion sur l’éducation de qualité pour tous. Plusieurs éléments sont nécessaires pour assurer une éducation et un enseignement de qualité. D’abord et avant tout, les membres du personnel des établissements scolaires, et au premier chef les enseignantes et enseignants, ont besoin de se sentir réellement intégrés dans le processus décisionnel de leur établissement et d’avoir l’autonomie professionnelle et la capacité d’aider, au quotidien, les élèves ayant des besoins particuliers.
Les conditions d’apprentissage des élèves et les conditions d’exercice du personnel sont les deux faces d’une même médaille. Améliorer les premières contribue à améliorer les secondes, et vice versa. La discussion qui a suivi, avec la salle, a permis de confirmer que ces éléments constituent des aspects importants dans le développement d’un enseignement et d’une éducation de qualité. Le personnel des établissements scolaires a besoin de sentir qu’on lui fait confiance et qu’on reconnait le travail qu’il accomplit au quotidien en tenant compte des environnements fort différents dans lesquels il doit œuvrer.