Cultures et réalités autochtones

Accès à l’eau dans les communautés autochtones: des jeunes manifestent devant le Parlement

12 mars 2026

Indignés d’apprendre que des Canadiennes et Canadiens n’ont pas accès à l’eau potable ou à l’eau courante en 2026, une cinquantaine d’élèves de l’École secondaire du Chêne-Bleu de Pincourt ont manifesté devant le Parlement à Ottawa, le 10 mars dernier, afin d’exiger des actions concrètes pour l’accès à l’eau dans les communautés autochtones.

Par Audrey Parenteau, rédactrice en chef, et Félix Cauchy-Charest, conseiller CSQ | Photos : Tommy Bureau

Depuis l’automne dernier, environ 750 élèves de cette école de l’Ouest de l’île de Montréal ont participé à des ateliers de sensibilisation sur le sujet organisés par leur animatrice de développement personnel et d’engagement communautaire, Marie-Belle Ouellette, dans le cadre de la campagne Le droit à l’eau, ça coule de source! du mouvement ACTES de la CSQ. Touchés par les conditions de vie découlant du manque d’accès à l’eau potable et courante, ils ont décidé de passer à l’action!

Une cinquantaine de jeunes, accompagnés par des membres du personnel de leur école ainsi que des militantes et militants de la CSQ, ont décidé d’exprimer leurs préoccupations aux élues et élus fédéraux en organisant une manifestation à Ottawa.

« Les peuples autochtones qui vivent sur ces terres depuis des milliers d’années méritent les mêmes services de base que le reste de la population canadienne. L’accès à l’eau potable est un droit fondamental, pas un privilège », a déclaré avec vigueur Lorence Davignon, élève de la cinquième secondaire et marraine de l’événement.

« Ce n’est pas seulement une question d’infrastructure. C’est une question de justice. C’est une question de respect et d’égalité », ont ajouté Alixe Gauthier et Elliot-James Daoust, porte-paroles des élèves.

Une réalité qui choque!

La campagne Le droit à l’eau, ça coule de source! rappelle que des centaines de familles autochtones du Canada vivent encore, en 2026, sans eau potable et, parfois, sans accès direct à l’eau. Elles doivent faire bouillir leur eau chaque jour, ou pire, réaliser toutes les tâches ménagères et d’hygiène personnelle sans eau.

Depuis l’an dernier, le mouvement ACTES invite les écoles et les milieux de travail à participer à la campagne en envoyant des cartes postales aux élues et élus dans le but d’exiger des engagements concrets. À ce jour, plus de 36 000 cartes postales ont été distribuées aux établissements ACTES et des messages de personnel, d’élèves et d’étudiantes et d’étudiants ont été envoyés au premier ministre Mark Carney afin de marteler qu’en 2026, dans un pays riche comme le Canada, de telles conditions de vie sont inacceptables.

Les élèves de l’École secondaire du Chêne-Bleu ont profité de la mobilisation à Ottawa pour remettre le millier de cartes postales rédigées par les jeunes de leur école, en mains propres, à des parlementaires.

« Je suis fier de vous voir ici ce matin. Vous êtes venus faire un geste hautement politique pour l’accès à l’eau. Par votre mobilisation, vous démontrez que vous n’êtes pas centrés uniquement sur votre quotidien, mais que vous êtes impliqués dans les causes sociales qui sont autour de vous. Bravo! », a tenu à exprimer Pascal Côté, vice-président de la CSQ et responsable politique du Mouvement ACTES de la Centrale.

Passez à l’action vous aussi!

Vous souhaitez vous aussi joindre votre voix à la campagne? Le mouvement ACTES et la CSQ vous invitent à participer à la mobilisation numérique. Il suffit de quelques clics pour envoyer, en votre nom, un message électronique aux décideuses et décideurs afin d’exiger des engagements concrets. Une action simple et rapide pour obtenir des solutions durables!

Participer à la mobilisation numérique!