Centrale des syndicats du Québec (CSQ) - Nouvelle

Mythe n° 1

Les riches payent déjà plus que leur part d’impôt, notre régime fiscal est déjà trop progressif.

26 octobre 2012

Pour les travailleurs du bas de l’échelle, le taux d’imposition marginal net dépasse souvent les 60 %. Au fur et à mesure que leurs revenus d’emploi augmentent, ils voient leurs crédits d’impôt (prime au travail et crédit pour enfants) ou leur aide sociale diminuer trop rapidement.

Réponse 1 : S'il est vrai que ceux qui gagnent plus de 150 000 $ par année ne représentent que 1,5 % des contribuables et qu'ils payent pourtant 21 % des impôts perçus par Québec, il est aussi important de rappeler que ce 1,5 % de contribuables bénéficie de plus de 14 % de tous les revenus déclarés au fisc. Il faut regarder la contribution fiscale non pas selon le nombre de personnes, mais selon le revenu dont ces personnes disposent.

Voici l'évolution du taux d'impôt effectif, soit l'impôt payé divisé par le revenu gagné, selon les niveaux de revenu :

Niveaux de revenu

Taux d’impôt effectif

250 000 $ et plus

14,4 %

150 000 $ à 250 000 $

14,7 %

70 000 $ à 150 000 $

12,6 %

50 000 $ à 70 000 $

10,4 %

30 000 $ à 50 000 $

7,8 %

Force est d’admettre que le régime fiscal québécois demeure toujours relativement progressif, et cela, malgré les reculs dus aux baisses d’impôt des quinze dernières années. Mais cette progressivité n’a rien de radical et demeure même insuffisante.

Présentation de Pierre-Antoine Harvey