Répression exercée par les autorités du Myanmar

Montréal, le 11 octobre 2007

Télécopieur : 613 232-6999

M. U Maung MAUNG
Ministre et Chargé d'Affaires, a.i.
Ambassade de l'Union du Myanmar
85 Range Road, Suite 902/903
Ottawa (Ontario)
Canada K1N 8J6

 

Monsieur le Ministre,

Au nom des membres de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), je tiens à vous manifester ma vive inquiétude quant à la violente répression dont les autorités de votre pays ont usé à la suite des manifestations pacifiques qui se sont déroulées à travers le Myanmar. Nous croyons que ces gestes autoritaires constituent une violation flagrante des droits humains.

Il est injustifiable que les autorités birmanes aient recours à la violence pour interrompre des manifestations légitimes et pacifiques menées par des moines et des religieuses bouddhistes dont le seul objectif est de lancer un appel au changement dans le pays. Il est aussi fort préoccupant d'apprendre que des soldats ont fait usage d'armes automatiques sur une foule de manifestants non armés. Nous déplorons que ce refus du gouvernement birman à examiner les questions soulevées par les manifestants pacifiques se soit traduit par la mort d'au moins dix personnes.

La liberté d'expression est un droit humain fondamental, aussi nous appelons à une fin immédiate de la violence. En outre, le droit universel à la manifestation pacifique est encore plus bafoué par le couvre-feu désormais imposé par la junte militaire ainsi que par les restrictions d'accès aux communications téléphoniques ou par Internet.

Nous estimons donc qu’il est urgent qu'un véritable processus de dialogue soit mis en place.

Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de mes sentiments distingués.

Le président,

 

Réjean Parent

c.c. Internationale de l’Éducation