Centrale d’appels d’urgence menacée à Mont-Tremblant | Lettre ouverte aux élus municipaux

6 novembre 2019

Monsieur le maire Luc Brisebois,
Mesdames et messieurs les conseillers,

La lettre qui suit a pour but de vous sensibiliser à certains impacts négatifs qu’aura votre projet de remplacer le corps de police municipal par la Sûreté du Québec, projet qui entraînera par le fait même la fermeture de la centrale locale d’appels d’urgence.

À la veille d’une importante consultation publique, nous souhaitons mettre en lumière l’aspect humain de cette décision et de ses conséquences sur des travailleuses et des travailleurs du milieu, les répartitrices et répartiteurs d’appels d’urgence, qui sont également vos citoyennes et citoyens.

À lire l’avis de consultation publique, on pourrait croire que les citoyennes et les citoyens de Mont-Tremblant ne bénéficieront que d’avantages avec ce projet. Mais est-ce vraiment le cas?

Certainement pas pour les répartitrices et répartiteurs touchés. En effet, il est vrai que, comme prévu dans la Loi sur la police, ceux-ci se verront offrir un poste similaire. Mais où devront-ils se déplacer pour occuper ce nouvel emploi?

Il ne fait aucun doute que ces travailleuses et travailleurs, qui habitent votre région, devront fort probablement déménager pour poursuivre leur carrière. Donc, votre projet de remplacement obligera près d’une vingtaine de vos concitoyennes et concitoyens, ainsi que leurs familles, à quitter la région.

Voilà des impacts humains bien réels que vous avez gardés sous silence jusqu’à présent. Sans compter que ces familles paient des taxes municipales et participent activement à l’économie locale de la région.

Votre décision aura donc pour effet de perturber la vie de ces gens. Avez-vous pris en considération ces conséquences humaines lorsque vous avez étudié ce projet?

Notre fédération tient donc à apporter son soutien à ces collègues directement touchés par ce projet. Nous comprenons toute l’insécurité qu’ils doivent ressentir en cette période d’incertitude.

Nous demandons donc aux membres du conseil de la Ville de Mont-Tremblant de faire l’effort nécessaire afin que ces travailleuses et travailleurs conservent leur emploi de répartitrice et répartiteur d’urgence dans la région.

Christian Desrosiers, président
Fédération des répartiteurs et répartitrices d’urgence du Québec (FRUQ)