Centrale des syndicats du Québec (CSQ) - Nouvelle

Enseignement supérieur

21 mars 2014

Le gouvernement Marois a pris le pouvoir sur les cendres du conflit étudiant qui a marqué l'année 2012. Les suites du printemps étudiant ont pris beaucoup de place dès le début du mandat péquiste. De fait, rapidement après son élection, le gouvernement annule la hausse des droits de scolarité de 82 % sur sept ans décrétée par les libéraux et lance une démarche de consultation qui culminera par un sommet sur l'enseignement supérieur.

Lors du Sommet, le gouvernement annonce l’indexation des droits de scolarité selon la hausse de l’inflation, estimée à 3 % annuellement, pour les prochaines années. Le gouvernement prévoit aussi un réinvestissement majeur au sein des universités. En parallèle, le gouvernement continue les consultations du milieu de la recherche et dévoile une Politique nationale de la recherche et de l’innovation (PNRI) somme toute bien accueillie dans les milieux concernés.

Pour clore le Sommet, le gouvernement met sur pied cinq chantiers de travail portant respectivement sur le financement des universités, l’aide financière aux études, la création d’un conseil national des universités, l’adoption d’une loi-cadre pour les universités et l’offre de formation collégiale.

Un an après leur annonce, seul le chantier sur l’aide financière aux études a permis d’ancrer des résultats tangibles. La nouvelle politique de financement, l’encadrement des frais institutionnels obligatoires, la création d’un conseil national des universités de même qu’une révision de l’offre de formation collégiale sont autant de dossiers où, pour l’instant, les développements concrets se font attendre. On peut comprendre que les travaux des chantiers nécessitent temps et réflexion. Par contre, on aurait aimé que les choses avancent plus rapidement, notamment sur le plan législatif.

Ces chantiers sont présidés par Pierre Duchesne, le titulaire d’un nouveau ministère, celui de l’Enseignement supérieur, de la Recherche, de la Science et de la Technologie (MESRST) qui hérite des responsabilités de l’enseignement supérieur (cégeps et universités) et de la recherche. La création du MESRST est saluée par la plupart des acteurs du milieu.

Deux autres décisions méritent d’être signalées. Tout d’abord, à notre grande satisfaction, le gouvernement Marois a choisi de ne pas imposer le baccalauréat comme norme d’entrée à la profession infirmière. En lieu et place, une analyse de situation de travail en bonne et due forme aura lieu au cours des prochains mois.

Ensuite, le MESRST a annoncé, comme nous le réclamions depuis la réunion de notre dernier Congrès, la création d’un cours d’histoire du Québec obligatoire au cégep. Ce cours d’histoire entrera en vigueur cet automne et il sera obligatoire pour les étudiantes et étudiants de la cohorte 2014-2015 durant leur formation.