Condition féminine et politique familiale

21 mars 2014

Le programme du PQ affirmait sans ambages l’égalité entre les femmes et les hommes et ce parti s’engageait à défendre cette valeur fondamentale.

AUTONOMIE ÉCONOMIQUE DES FEMMES

Le programme du PQ affirmait sans ambages l’égalité entre les femmes et les hommes et ce parti s’engageait à défendre cette valeur fondamentale. L’élection d’une femme à titre de première ministre aurait pu présager un engagement ferme à l’égard des dossiers de la condition des femmes. Certes, l’égalité entre les femmes et les hommes est au coeur du projet de charte de la laïcité. Toutefois, les choix économiques du gouvernement Marois ont pour effet de fragiliser l’autonomie économique des femmes.

La hausse du salaire minimum est insuffisante pour permettre à une personne travaillant à temps complet de sortir de la pauvreté. De la même manière, la hausse de 20 $ à l’aide sociale pour une catégorie de personnes seules n’amène celles-ci qu’à environ 50 % du seuil de pauvreté. Sans oublier son inaction devant la demande de ne plus considérer la pension alimentaire pour enfants comme revenu pour l’obtention de l’aide sociale et de l’aide aux études. De plus, l’augmentation des tarifs des services de garde et de l’électricité précarise davantage la situation économique des familles, particulièrement des familles monoparentales.

POLITIQUE FAMILIALE

Le gouvernement Marois a démontré de l’intérêt pour répondre aux besoins des nouvelles réalités des familles québécoises. En témoignent la création du comité consultatif Famille, la tenue du Forum de la famille québécoise et une ouverture de la ministre de la Famille concernant la mise en place de mesures visant à faciliter la conciliation famille-travail.

VIOLENCE ET HYPERSEXUALISATION

En matière de violence conjugale, le gouvernement Marois a présenté son plan d’action gouvernemental comprenant des moyens de prévention, de promotion de dépistage et d’identification précoces de la non-violence, en accentuant l’intervention psychosociale et en donnant des indications pour l’intervention policière, judiciaire et correctionnelle. Le gouvernement péquiste a tenu des forums sur l’hypersexualisation afin d’outiller les jeunes Québécoises sur cet enjeu. Les conséquences de celle-ci sont diversifiées et elles peuvent se traduire autant par une perte de l’estime de soi que par l’adoption de comportements sociaux et sexuels non appropriés pouvant même mener à l’exploitation sexuelle et à la traite des personnes.