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Le décrochage et la réussite scolaires des garçons : déconstruire les mythes, rétablir les faits

Le décrochage et la réussite scolaires des garçons : déconstruire les mythes, rétablir les faits

Le décrochage scolaire des garçons, tout comme celui des filles, est un sujet régulièrement traité dans les médias et qui préoccupe de façon importante la Centrale des syndicats du Québec (CSQ). Trop souvent, les causes avancées pour expliquer le plus grand décrochage scolaire des garçons et les solutions proposées pour y remédier relèvent d’une méconnaissance de ce que la recherche démontre.

Pour certains, cette mauvaise performance des garçons s’expliquerait par une trop grande présence de femmes en éducation, parce que les écoles ne seraient pas adaptées à eux, ou encore, par le fait que le manque de modèles masculins en éducation nuirait à leur réussite.

Les faits indiquent plutôt que le décrochage scolaire des garçons serait causé, entre autres, par :

  • leurs plus grandes difficultés en lecture et en écriture (seule matière où ils éprouvent plus de difficultés que les filles) ;
  • un rapport plus stéréotypé à l’école et aux apprentissages (ex. : « La lecture, c’est pour les filles ! ») ;
  • l’origine sociale (l’écart de réussite entre les garçons de milieux favorisés et ceux de milieux défavorisés est beaucoup plus grand que l’écart de réussite entre les garçons et les filles).

Ces constats nous indiquent que pour agir efficacement auprès des garçons et les soutenir dans leur cheminement scolaire, il est important d’intervenir là où ils éprouvent des difficultés. À ce chapitre, la CSQ travaille au développement d’outils sur la question de la lecture et de l’écriture afin de soutenir le personnel des écoles1.

Le présent dossier vise à faire le point sur certaines affirmations concernant le décrochage scolaire des garçons et à rétablir les faits en s’appuyant sur ce que la recherche peut révéler dans ce domaine.


1 La Fédération des syndicats de l’enseignement (FSE-CSQ) a produit une dépêche spéciale sur cette question. Par ailleurs, la FSE participe avec le MELS à un comité appelé « Comité sur la lecture CSQ ».