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Les travailleuses et travailleurs seront-ils rares ou en surnombre ?

Dans un système économique où le prix d'échange d'un bien ou d'un service est généralement déterminé par le jeu de l'offre et de la demande, la question de la rareté ou du surnombre devient essentielle. Cette logique devrait s'appliquer aux travailleuses et travailleurs. En période de plein emploi, ils seraient alors en mesure de faire valoir leurs droits, d'exiger des bonifications de leurs conditions de travail, mais aussi de réclamer plus de services publics qui améliorent leurs conditions de vie.

La question stratégique de la rareté ou du surnombre semble au coeur des débats sociaux actuels. D'un côté, le Rendez-vous national sur la main-d'oeuvre, qui a eu lieu au mois de février, a été l'occasion pour les employeurs et le gouvernement de réaffirmer leurs préoccupations quant à « [...] la quantité de main-d'oeuvre disponible (démographie) et l'adéquation entre les compétences de cette main-d'oeuvre et les besoins du marché du travail1 ». De l'autre côté, l'Institut de la statistique du Québec annonçait un taux d'emploi record pour les personnes âgées de 15 à 64 ans (73,3 %). Cette amélioration des statistiques de l'emploi s'explique avant tout par une diminution du nombre de personnes en âge de travailler plutôt que par une explosion du nombre d'emplois.

Ce Coup d'oeil vise à mieux comprendre les différentes forces qui poussent vers une rareté de la main-d'oeuvre. Nous nous concentrons sur l'offre de travail2.


1 QUÉBEC (2017). Rendez-vous national sur la main-d’oeuvre, Cahier de participation. p. 14.
2 Ce sont les travailleuses et travailleurs qui offrent leur travail.

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