Montréal, le 4 février 2026. – Les données du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) quant à la hausse des crimes violents commis par les jeunes partout au Québec, les enjeux de violence mis en évidence aux abords de l’école Antoine-Brossard et la sortie du Service de police de l’agglomération de Longueuil (SPAL) sont révélateurs et hautement préoccupants, selon la Centrale des syndicats du Québec (CSQ).

« Chaque fois que des cas font les manchettes, c’est troublant. À la CSQ, on dénonce depuis plus de deux ans la banalisation de la violence, la hausse des incidents violents, de même que les incivilités dans nos milieux. On ne peut que saluer la prise de conscience collective indiquant que les enjeux de violence chez les jeunes existent au-delà des murs de nos établissements : ils sont aussi le reflet de notre société », de faire valoir Éric Gingras, président de la CSQ.

De la petite enfance à l’enseignement supérieur, en passant par tout le réseau scolaire, ainsi que dans les établissements du réseau de la santé, le message est le même partout : la violence constitue un enjeu récurrent et une préoccupation majeure pour le personnel.

« À force d’en parler, de dénoncer, d’illustrer, le constat semble aujourd’hui largement partagé. Mais la question maintenant, c’est quelle est l’étape suivante? »

La CSQ rappelle que si la collaboration de toutes et de tous est nécessaire, la répression policière devrait être un dernier recours. « On a beaucoup de travail à faire en amont en matière de sensibilisation et de prévention. La violence est un enjeu de société et il faut s’en occuper collectivement. Ça commence à la maison, dans le quartier, dans nos communautés, sur les écrans, dans les sports mineurs et récréatifs, etc. Chacun a son rôle à jouer. Pour la Centrale, c’est un enjeu de société qui doit s’inscrire dans une future campagne électorale. C’est aussi un engagement envers le Québec de demain, envers nos jeunes, pour une société où la violence n’est pas tolérée », d’ajouter Éric Gingras.