Noël arrive à grands pas. Ce sera l’occasion de transmettre nos bons souhaits à la famille et aux amis. L’écriture des noms de fêtes civiles ou religieuses pose des problèmes quant à l’emploi des majuscules. Lorsque le nom ne comporte qu’un seul mot, la majuscule est de rigueur. Lorsque le nom comporte plusieurs mots, la règle générale est de mettre une majuscule au nom spécifique, celui qui vient préciser la fête dont il s’agit, et une minuscule au nom générique (par ex. « fête », « jour »). Cette règle n’est toutefois pas toujours respectée et l’on observe des graphies différentes selon les ouvrages.

NoëL

« Noël » est un nom propre qui s’écrit avec une majuscule initiale, au singulier comme au pluriel, sauf dans les emplois rares où il désigne un chant de Noël ou, familièrement, un cadeau.

Exemples :

– Je vous souhaite un joyeux Noël et une bonne année !
– Les plus beaux Noëls furent ceux qu’ils célébrèrent en famille.
– Mon fils a écrit une lettre au père Noël.
– Théo a chanté un émouvant noël à la messe de minuit.
– Ses grands-parents lui ont offert son traditionnel petit noël.

Jour de l’An

On rencontre « jour de l’an » écrit de plusieurs façons : « jour de l’an », « Jour de l’an », « Jour de l’An », « jour de l’An ». C’est cette dernière graphie qui respecte la règle générale d’écriture.

Exemple :

– Elle va toujours chez ses parents au jour de l’An.

Les synonymes « Nouvel An » et « Premier de l’an » ne comportent pas d’élément générique ; l’ensemble est considéré comme l’élément spécifique, d’où la nécessité des majuscules. Dans le cas de « Nouvel An », le nom « an » prend donc la majuscule, ainsi que l’adjectif « nouvel » parce qu’il est placé devant le nom. Dans le cas de « Premier de l’an », la règle veut que le nom « premier » prenne une majuscule et que son complément « de l’an » n’en prenne pas.

Exemples :

– Nous allons fêter le Nouvel An dans les Caraïbes.
-– Le Premier de l’an, c’est aussi son anniversaire.

Les fêtes, le temps des fêtes

Quant à l’emploi ou non de la majuscule à « fêtes », l’usage est indécis et les deux variantes se justifient. Au Québec, certains ouvrages en recommandent l’emploi, d’autres, non. Les deux graphies sont maintenant admises.

Exemples :

– Qu’y a-t-il de plus éprouvant que le magasinage du temps des fêtes (ou des Fêtes) ?
– Il a profité des vacances des fêtes (ou des Fêtes) pour se reposer.
– La période des fêtes (ou des Fêtes) est une période de solitude pour bien des gens.