Montréal, le 25 mai 2026 – La Centrale des syndicats Québec (CSQ) réagit au rapport de Québec solidaire présenté ce matin, intitulé Le bon parti, les belles écoles?, lequel suggère du favoritisme politique dans l’attribution des investissements en infrastructures dans le réseau de l’éducation.
« Nous sommes évidemment inquiets des conclusions soulevées dans ce rapport. Pour la CSQ, il est évident que le principe d’équité doit primer en ce qui concerne les dépenses gouvernementales. Ce sont les besoins des élèves et des communautés qui doivent l’emporter, et pas la partisanerie. Qu’il soit question de financer les infrastructures scolaires ou de tout autre investissement d’ailleurs », de réagir à chaud le président de la CSQ, Éric Gingras.
« Le réseau de l’éducation connaît son lot d’enjeux, et les infrastructures en font évidemment partie. Faut-il rappeler que les besoins sont grands, partout à travers le Québec, dans l’ensemble des régions? Malgré le financement accordé ces dernières années, le constat demeure alarmant : 53 % des écoles sont en mauvais état et le déficit de maintien des actifs du réseau scolaire s’élève à 9,8 milliards $. En d’autres termes, il est absolument nécessaire d’injecter des sommes additionnelles. Or, il n’y a pas de plan ni de vision à long terme. Nous réitérons notre demande à l’effet de réunir l’ensemble des partenaires du réseau pour tenir une grande réflexion collective sur l’avenir de l’éducation au Québec et d’établir un plan pour les quinze ou vingt prochaines années. Et ça inclut des investissements en infrastructures. Parce que tous les élèves du Québec et l’ensemble du personnel du réseau méritent d’avoir accès à des établissements adéquats, adaptés et agréables. C’est vraiment la base. »