Cultures et réalités autochtones, Société
Quand la mobilisation des jeunes fait bouger les choses
16 mars 2026
La mobilisation des élèves de l’école secondaire du Chêne-Bleu pour l’accès à l’eau potable et courante dans les communautés des Premières Nations et Inuit pourrait déjà porter ses fruits. Dans la foulée, la ministre canadienne Mandy Gull-Masty a réaffirmé son intention de déposer un nouveau projet de loi ce printemps.
Par Audrey Parenteau, rédactrice en chef
En attirant l’attention sur cet enjeu, les jeunes ont contribué à remettre le sujet dans l’actualité et à relancer les discussions politiques autour d’un droit encore inaccessible pour plusieurs communautés canadiennes des Premières nations et Inuit. Le groupe d’élèves a manifesté devant l’Assemblée nationale et remis aux parlementaires des cartes postales rappelant que l’eau potable est un droit humain fondamental et que des solutions concrètes doivent être mises en place.
Rappelons qu’en janvier dernier, un projet de loi visant à garantir l’accès à l’eau potable dans les communautés autochtones est mort au feuilleton, laissant planer des incertitudes quant à la suite du dossier. Or, à la suite de l’attention médiatique que la mobilisation des jeunes a suscitée, la ministre des Services aux Autochtones, Mandy Gull-Masty, a réaffirmé son engagement d’agir.
Jointe par Radio-Canada, elle a indiqué dans une déclaration écrite avoir « toujours l’intention de déposer un projet de loi sur l’eau potable pour les Premières Nations ce printemps ».
Même si ce nouvel engagement ne règle pas immédiatement la situation sur le terrain, il démontre que la mobilisation citoyenne peut contribuer à maintenir la pression sur les autorités gouvernementales et à faire avancer des dossiers importants. L’initiative des élèves du Chêne-Bleu illustre comment l’engagement des jeunes peut contribuer à faire évoluer les discussions publiques et à pousser les gouvernements à passer de la parole aux actes.