Éducation
Personnel de soutien en éducation: la reconnaissance doit être concrète
21 septembre 2026
Le personnel de soutien est essentiel, mais sa reconnaissance ne peut pas se limiter à des remerciements. À l’occasion de la Semaine nationale du personnel de soutien en éducation, la CSQ et ses fédérations demandent que cette reconnaissance se traduise concrètement par de meilleures conditions de travail, des ressources à la hauteur des besoins et une plus grande participation aux décisions dans les établissements, du primaire à l’université, en passant par les cégeps et les centres administratifs.
Jusqu’au 27 septembre, la CSQ et sa Fédération du personnel de soutien scolaire (FPSS-CSQ), sa Fédération du personnel de soutien de l’enseignement supérieur (FPSES-CSQ) et sa Fédération du personnel de l’enseignement privé (FPEP-CSQ) mettent de l’avant le personnel de soutien qui travaille dans les domaines administratif, technique, paratechnique, manuel et dans les services directs aux élèves.
« Dans une école, il faut accueillir les élèves, les accompagner, entretenir les bâtiments, assurer le fonctionnement administratif et appuyer les équipes : ce sont des responsabilités essentielles. Le personnel de soutien connait les élèves, leurs besoins et leur milieu. Il remarque souvent ce qui échappe aux autres, intervient au bon moment et contribue à créer un environnement accueillant et sécurisant. Il joue un rôle de premier plan aux côtés des autres intervenantes et intervenants ainsi que des parents. Soulignons leur apport exceptionnel en cette semaine nationale », souligne le président de la FPSS-CSQ, Éric Pronovost.
« Dans nos établissements d’enseignement, le personnel de soutien est présent pour accompagner, conseiller, organiser, réparer, concevoir des outils et résoudre une foule de problèmes, rappelle pour sa part la présidente de la FPSES-CSQ, Frédérique-Jade Belzile. Par leurs interventions, nos membres contribuent de manière concrète à faire une différence dans le quotidien et influencent positivement le parcours des étudiantes et étudiants. Tout au cours de cette semaine, prenez le temps de leur dire merci. »
« Que ce soit dans le secteur public ou le secteur privé, le personnel de soutien en éducation doit occuper toute la place qui lui revient dans les processus décisionnels, ajoute la présidente de la FPEP-CSQ, Marie-Josée Dallaire. Ces personnes possèdent une connaissance concrète du fonctionnement des établissements et des besoins des étudiantes et étudiants. Elles côtoient quotidiennement les élèves et les équipes. Elles savent ce qui fonctionne, ce qui manque et ce qui pourrait être fait autrement. Écouter le personnel de soutien, ce n’est pas simplement une marque de considération, c’est une façon d’améliorer les services. Reconnaissons leur apport exceptionnel cette semaine, et aussi, tout au long de l’année. »
La reconnaissance passe aussi par l’amélioration des conditions de travail
Les mots sont importants, mais ils doivent être accompagnés de gestes, insistent les porte-paroles syndicaux. On ne peut pas qualifier le personnel de soutien d’essentiel tout en acceptant la précarité, les horaires morcelés, la surcharge de travail ou le manque de ressources.
« Reconnaitre nos membres dans le soutien scolaire, c’est leur offrir des emplois stables et attrayants. Les besoins dans nos établissements d’enseignement continuent d’augmenter et le prochain gouvernement devra donner au milieu de l’éducation les moyens d’offrir des services à la hauteur des attentes de la population. Lorsque les effectifs sont réduits, ce sont les élèves ainsi que les étudiantes et étudiants qui en subissent les conséquences. La reconnaissance doit devenir une culture durable, et non se limiter à un message diffusé une semaine par année. Le personnel de soutien peut compter sur nous pour défendre son expertise, faire entendre sa voix et revendiquer des conditions de travail à la hauteur de sa contribution », concluent les trois porte-paroles.