Contrairement à ce que l’on pourrait penser, le mot demeure dans l’expression il y a péril en la demeure n’a pas le sens de « maison », mais bien de « fait de tarder, de demeurer, retard ». Cette expression signifie donc qu’il peut être dangereux d’attendre et qu’il faut agir vite et non qu’un danger est présent dans le domicile. Mal utilisée, elle créera un contresens, puisque la présence d’un danger dans un endroit ne signifie pas nécessairement qu’il y ait urgence d’agir.
On utilise aussi sa variante négative, il n’y a pas péril en la demeure, qui d’ailleurs est plus courante. Elle est toutefois moins employée à contresens, car il est rarement faux d’affirmer, lorsqu’il n’y a pas de danger dans la maison, qu’il n’y a pas urgence d’agir.
Exemples : 
Pour éviter qu’il y ait péril en la demeure, faites poser vos pneus d’hiver sans tarder.
Y a-t-il péril en la demeure au point de modifier la loi?
Il n’y a pas péril en la demeure; je remettrai mes travaux à temps.
Même si cette espèce est menacée, il n’y a pas encore péril en la demeure.
Saviez-vous que…?
Le terme couvre-feu désignait au Moyen-Âge une cloche que l’on sonnait pour ordonner aux gens de couvrir le feu de leur logis afin de protéger les habitations des incendies fréquents. Cette anecdote est tirée du Dico en ligne Le Robert, un site donnant accès gratuitement à un dictionnaire de la langue française et comprenant définitions, synonymes, exemples, règles de grammaire, etc. On y trouve aussi diverses chroniques dont Le dessous des mots, Drôles d’expressions, Le français des régions et Déjouez les pièges! Pour consulter cet outil pratique et enrichissant : dictionnaire.lerobert.com/.