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Nos fédérations en questions-réponses : Carolane Desmarais joue le jeu

23 juillet 2026

N.D.L.R. Tout au long de l’été, nous mettons en lumière les bons coups des fédérations de la CSQ. Pour cette édition, nous nous sommes entretenus avec Carolane Desmarais, présidente à la Fédération des professionnelles et professionnels de l’éducation (FPPE-CSQ).

Par Léanne Fiset-Gingras, conseillère aux communications

Léanne Fiset-Gingras (L. F.-G.) : Selon vous, quel a été le meilleur coup de la Fédération cette année?

Carolane Desmarais (C. D.) : Ç’a été une année particulièrement chargée pour la Fédération. Avec le renouvellement de l’exécutif à la suite du congrès de juin 2025, il a fallu prendre plusieurs dossiers en main rapidement, tout en poursuivant notre travail auprès des syndicats locaux.

Je dirais que notre plus grande réussite a été de garder le cap malgré cette période de transition. Nous avons continué à soutenir nos membres, à développer des outils et à les accompagner dans un contexte où les compressions et les changements mettaient beaucoup de pression sur les milieux. C’est ça notre bon coup.

L. F.-G.: Quelle action de la Fédération vous a le plus marqué cette année?

C. D. : Je pense que c’est la création de notre plan d’action. Les grandes orientations avaient déjà été adoptées lors du congrès, mais nous voulions aller plus loin en consultant les syndicats locaux afin de bâtir un plan concret qui reflète réellement les priorités de nos membres.

L. F.-G.: Y a-t-il une victoire ou un dossier dont vous êtes particulièrement fière cette année?

C. D.: Oui. Je pense à nos interventions en réponse aux compressions annoncées en éducation et à l’introduction du plafond d’heures rémunérées dans les centres de services scolaires.

Nous avons rapidement sonné l’alarme pour démontrer les impacts concrets de ces mesures sur les professionnelles et professionnels. Nous avons expliqué les conséquences sur le remplacement des absences, sur la charge de travail et, ultimement, sur les services offerts aux élèves. Nos actions ont contribué à faire évoluer certaines directives et à sensibiliser les décideurs à la réalité du terrain.

L. F.-G.: Comment la Fédération a-t-elle défendu ses membres cette année?

C. D. : Nous avons multiplié les occasions de faire connaître le rôle des professionnelles et professionnels de l’éducation. Plusieurs personnes connaissent encore mal la diversité de nos expertises et notre contribution au réseau scolaire.

Nous avons rencontré différents partenaires, des organisations syndicales, des comités de parents et le ministère afin d’expliquer concrètement ce que font nos membres et pourquoi leur travail est essentiel. C’est un effort de sensibilisation qui demeure très important.

L. F.-G.: Quel message positif retenez-vous de cette année syndicale?

C. D. : Ce que je retiens avant tout, c’est la résilience de nos membres. Malgré les compressions, le manque de ressources et l’incertitude, ils continuent d’exercer leur profession avec passion et demeurent profondément engagés auprès des élèves.

Je retiens aussi leur solidarité. Ils répondent présents lorsque nous les sollicitons, ils participent aux consultations et continuent de croire qu’ensemble, nous pouvons faire avancer les choses. C’est cette mobilisation qui me donne le plus d’espoir pour la suite.

L. F.-G.: Quel objectif devrait absolument être poursuivi l’année prochaine?

C. D.: Nous devons continuer de sensibiliser les gens sur notre travail. Nous devons continuer d’en parler et de vulgariser la raison d’être de nos professions. Nous devons nous assurer que tous les élèves puissent avoir accès à l’éducation qu’ils méritent. Nous allons regarder le déploiement des services professionnels, assurer une vigilance et continuer de parler de notre importance dans le réseau.