L’ajout de néologismes dans les dictionnaires est le reflet de l’évolution de la langue. Parmi ces mots nouvellement apparus et qui enrichissent le lexique du français, plusieurs sont révélateurs de nos préoccupations en tant que société. En voici des exemples :

Ceux qu’on voudrait déjà voir disparaitre

Féminicide : action de tuer une femme, une fille, en particulier en raison de son sexe.

Racisation : discrimination fondée sur des critères raciaux. À ne pas confondre avec le nom racisme, attitude qui favorise un groupe racial particulier et qui est hostile à d’autres groupes.

Ceux qui font réfléchir

Aéroculpabilité : sentiment par lequel une personne se sent coupable d’utiliser le transport aérien, dont l’empreinte de carbone est élevée.

Surtourisme : situation d’un lieu visité par un trop grand nombre de touristes (Venise, Barcelone, etc.).

Ceux qui font notre fierté

Autopartage : service de location de voitures en libre-service, à vocation sociale et environnementale, qui met à la disposition des abonnés des automobiles qui peuvent être réservées en tout temps et être empruntées dans une des stations du réseau.

Bientraitance : fait d’accorder l’attention, le respect et les bons traitements nécessaires au bien-être d’une personne.

Écogeste : geste simple de la vie quotidienne, posé dans un but de protection de l’environnement.

Saviez-vous que…?

Le mot printemps, lui, est tout le contraire d’un néologisme. C’est un emprunt au latin primus tempus, qui signifie littéralement « premier temps », dans le sens de « première saison ». Chez les Romains, l’année commençait en mars, d’où cette appellation. Ce n’est qu’à compter du XVIe siècle que le calendrier grégorien, débutant le 1er janvier, a été adopté en France et dans d’autres pays d’Europe. Le début du printemps varie aujourd’hui selon les pays. Alors qu’ici et en France il arrive avec l’équinoxe du printemps et se termine avec le solstice d’été, en Australie et en Nouvelle-Zélande, il va de septembre à novembre.