Même si celles-ci ont défrayé la chronique tout l’hiver, la vraie saison des piqûres, c’est maintenant. Le Portail linguistique du Canada nous renseigne sur les spécimens ailés qui les infligent.

Le moustique

Le plus détesté des insectes piqueurs tire son origine de l’espagnol mosquito, qui signifie « petite mouche ». Comme pour la plupart de ces bestioles, les mâles sont inoffensifs et seules les femelles sont assoiffées de sang pour assurer le développement de leurs larves. Cette espèce se nourrit aussi de nectar, contribuant alors à la pollinisation des fleurs.

Le maringouin

Au Québec, c’est ainsi que l’on désigne le moustique dans la langue courante. Ce terme a été emprunté par les marins français au tupi-guarani, famille de langues amérindiennes autrefois parlées sur les côtes brésiliennes. Il s’est répandu à l’époque de l’expansion coloniale et est donc présent également dans les Antilles, à l’île de la Réunion de même qu’en Louisiane, où une ville porte ce nom.

Le brûlot

Cet insecte tire son nom du verbe brûler, car ses piqûres provoquent une douloureuse sensation de brûlure et causent souvent des enflures. Il est minuscule, difficile à voir et se faufile aisément à travers le grillage des moustiquaires.

La mouche noire

Aussi appelée simulie, elle est présente partout dans le monde, même dans les régions des tropiques ou l’Arctique. Légèrement plus grosse que le brûlot, elle attaque de préférence à l’arrière des oreilles, dans le cou et aux chevilles.

Le taon

À ne pas confondre avec le bourdon, ce gros insecte velu qui ressemble à une abeille. Le taon est celui qu’on nomme aussi la mouche à chevreuil, la mouche à orignal, la mouche à cheval, le frappe-à-bord et le frappe-d’abord. C’est un insecte mordeur redouté autant par les animaux que par les humains. Il fonce sur sa proie pour lui arracher un morceau de peau et raffole particulièrement des peaux mouillées. C’est durant les chaudes journées peu venteuses qu’il fait le plus de ravages.

Saviez-vous que…?

Le bourdon est aussi l’inverse du doublon. Le premier est l’omission d’un mot ou d’un passage entier, généralement due à une mauvaise sélection lors d’une correction, tandis que le second est un mot ou un passage qui est composé deux fois par erreur. Le terme qui désigne cette erreur typographique peut avoir pour origine le mot bourde ou peut aussi faire référence au bâton du pèlerin, qu’on appelle aussi bourdon, et dont la forme rappelle le signe utilisé pour signaler cette erreur.

Sur ce, je vous souhaite un bon été, à l’abri des uns et des autres.