Qu’est-ce qu’une tourtière? La réponse varie selon les régions et les époques.

Les linguistes d’Antidote nous expliquent que ce nom, utilisé dès le Moyen Âge, désignait au départ le moule servant à la cuisson des tourtes (généralement une tarte couverte salée). Le suffixe -ier (ou -ière) ajouté au terme tourte signifie ici « contenant ». Des mots comme sucrier, beurrier ou poivrière sont formés de la même façon.

En Gascogne, ce que l’on nomme tourtière est un gâteau constitué de nombreuses couches fines de pâte beurrée et sucrée, surmonté d’un feuilleté sucré. La tourtière de l’ouest de la France, elle, est en fait une tourte à la viande, viande qui peut différer d’une recette à l’autre. La tourtière québécoise en est une variante.

Tout comme en France, différents types de tourtières cohabitent chez nous. La recette populaire québécoise est composée de viande hachée (porc ou bœuf le plus souvent), d’oignon et d’assaisonnements, et bien sûr de pâte. Au Lac-Saint-Jean et au Saguenay, entre autres, ce que l’on nomme tourtière est un grand pâté garni de morceaux de pommes de terre et de diverses viandes (traditionnellement du gibier) que l’on fait cuire à couvert dans un récipient profond. Ce mets est aussi appelé tourtière du Lac-Saint-Jean.

Par ailleurs, notons que cet incontournable du temps des Fêtes québécois ne tire vraisemblablement pas son nom de la tourte, pigeon migrateur maintenant éteint, et dont la viande aurait parfois servi de garniture à nos tourtières. Cette hypothèse est écartée puisque le terme tourtière existait d’abord en France, où ce volatile n’entrait pas dans sa composition.

Saviez-vous que…?

Les termes réveil ou se réveiller seraient à l’origine du nom réveillon, ce repas traditionnel qui se prend en général vers minuit pendant la nuit de Noël ou du jour de l’An. Le but de ce repas était alors de réveiller les convives (réveillons-nous) pour que la fête se poursuive jusque tard dans la nuit.

Sur ce, je vous souhaite un joyeux temps des fêtes à toutes et tous.