Cette expression imagée est correcte, d’origine française, et ne date pas d’hier. Pour expliquer sa provenance, on recule au 16e siècle, bien avant l’arrivée de l’électricité, et le « jeu » dont il est question ici est en fait un jeu d’argent.

Comme la chandelle à cette époque était réservée aux personnes privilégiées, les joueuses et joueurs de cartes, de dés, etc., avaient coutume, dans les milieux plus modestes, de laisser un montant d’argent pour contribuer à l’achat de ce produit de luxe.

Lorsque les gains étaient faibles, ils pouvaient ne pas couvrir le cout de la chandelle, d’où l’expression du titre. On l’utilise de nos jours pour parler d’une affaire qui rapporte plus de peine que de profits. Son contraire (le jeu en vaut la chandelle) est plus rarement employé.

Saviez-vous que…?

Le mot inéquité est une impropriété pour décrire le contraire d’équité. C’est sous l’influence de l’anglais inequity que cette erreur s’est propagée. Iniquité est le nom à employer pour désigner l’« absence d’équité, de justice ».