La Centrale des syndicats du Québec (CSQ) tient à apporter tout son soutien et offre sa solidarité au Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) – Ontario et au personnel de l’éducation qu’il représente quant à la période difficile qu’ils traversent en ce moment.

Dans une lettre adressée au président du SCFP – Ontario, Fred Hahn, le président de la CSQ, Éric Gingras, rappelle qu’« il est inacceptable qu’un gouvernement dépose un projet de loi afin d’imposer un contrat de travail au personnel de soutien scolaire avant même la fin des jours prévus de négociation. Ce geste en est un de pure intimidation et il se doit d’être dénoncé puisqu’il constitue un affront au légitime droit à la négociation des travailleuses et des travailleurs ».

Rappelons que le gouvernement de Doug Ford a adopté, le 3 novembre dernier, une loi spéciale (Bill 28) qui rend illégal le débrayage des employés de soutien scolaire des écoles ontariennes. Malgré les amendes prévues, les 55 000 travailleuses et travailleurs ont tenu une journée de grève le 4 novembre 2022.

Cette lutte des collègues de l’Ontario interpelle la Centrale, qui compte plus de 125 000 membres en éducation et dont plus de 80 % sont des femmes. Pour la CSQ, il ne fait aucun doute que le Bill 28 est une attaque frontale et méprisante envers l’éducation, le personnel scolaire, les élèves et les femmes. C’est une réaction absurde à l’exercice de droits garantis par la Charte canadienne des droits et libertés. L’intimidation dirigée contre les travailleuses et les travailleurs qui font valoir leurs droits n’a pas sa place en 2022.

Dans sa lettre au SCFP – Ontario, Éric Gingras dit espérer que le gouvernement ontarien « comprenne l’importance d’améliorer les conditions salariales et de travail du secteur public afin d’y attirer et d’y retenir le personnel qui effectue un travail essentiel auprès des enfants ».