Syndicalisme
La CSQ poursuit sa tournée dans les régions
30 avril 2026
Le président de la CSQ, Éric Gingras, a amorcé une tournée des régions avec comme objectifs de rencontrer les membres, de sensibiliser la population aux répercussions des projets de loi qualifiés d’antisyndicaux et de rappeler le rôle social des organisations syndicales.
Par Maude Messier, conseillère CSQ, et Audrey Parenteau, rédactrice en chef
La CSQ profite de cette tournée pour mettre de l’avant plusieurs enjeux, notamment la montée de la violence et de l’incivilité. S’appuyant sur un sondage réalisé par la firme Léger, elle affirme que le malaise est généralisé au Québec. « C’est un enjeu majeur et prioritaire pour la Centrale, qui reflète aussi les préoccupations et la réalité quotidienne des membres », dit le président.
L’éducation, trop peu présente dans le discours politique actuel, constitue une autre priorité mise de l’avant pendant la tournée. Pour Éric Gingras, « il est important de se parler d’éducation, pour de vrai, de la réussite éducative des jeunes et de l’égalité des chances ». Il affirme que « le Québec est mûr pour une grande réflexion en éducation, dans le but d’établir un plan pour les quelque quinze prochaines années ».
À l’approche des prochaines élections provinciales, la Centrale insiste aussi sur l’importance de renouer avec le dialogue social. « Avoir une idée, pencher la tête et foncer, ce n’est pas ça le leadership! Il faut se parler, s’adapter, trouver une voie de passage. C’est ça le dialogue social! », ajoute le président.
Sur la Côte-Nord
Sur la Côte-Nord, le président de la CSQ est allé à la rencontre des membres des différents secteurs représentés par la centrale, du primaire au collégial en passant par la santé et le personnel de soutien. Dans un contexte qu’il qualifie de tendu avec le gouvernement, il a affirmé vouloir demeurer près des travailleuses et des travailleurs afin de discuter non seulement des conventions collectives, mais aussi des grands enjeux sociaux qui les touchent, comme la violence dans les milieux de travail, le logement et l’avenir des services publics.
Sur les ondes du 94,1 FM, Éric Gingras a affirmé que les récents projets de loi et le discours gouvernemental ont contribué à alimenter un climat de division envers les syndicats, une approche qu’il estime rejetée par la population. Il a plaidé pour un ton plus rassembleur et pour une réflexion à long terme sur l’éducation, la santé et la petite enfance, particulièrement à l’approche des prochaines élections.
L’entrevue a aussi permis d’aborder la montée de la violence et des incivilités dans les écoles, un phénomène qui se serait accentué depuis la pandémie et avec l’omniprésence des médias sociaux. Le président de la CSQ a souligné que les membres vivent une pression grandissante et qu’un véritable « nouveau contrat social » est nécessaire afin de redéfinir les comportements acceptables à l’école et dans la société.
Il a insisté sur l’importance d’impliquer l’ensemble des acteurs concernés, comme les parents, le personnel scolaire, les directions et le gouvernement, dans cette réflexion collective. Enfin, il a rappelé que la CSQ entend poursuivre ses interventions dans le débat public en interpellant tous les partis politiques sur leur vision à long terme des réseaux publics et sur la reconnaissance du personnel qu’elle représente.
Au Saguenay–Lac-Saint-Jean
De passage au Saguenay–Lac-Saint-Jean, Éric Gingras a discuté à l’émission C’est jamais pareil sur ICI Saguenay de l’arrivée de la nouvelle première ministre, Christine Fréchette. Il a affirmé y voir une occasion de tourner la page sur les tensions passées et de relancer un dialogue constructif afin de travailler ensemble à des solutions concrètes.
Sur les ondes de Planète 99,5, il a également abordé le sujet de la violence et de l’importance de mobiliser l’ensemble des actrices et des acteurs de la société, dont les personnes élues.
À Québec
Dans la Capitale-Nationale, questionné sur les priorités en éducation sur les ondes du FM 93 et de BLVD 102.1 FM, Éric Gingras a notamment parlé du financement du réseau.
« Si on décharge l’école des responsabilités qui reviennent aux parents ou aux services sociaux, on pourrait en faire plus. Mais pour ça, il faut asseoir les différents acteurs, dont le personnel, pour développer une vision de ce qu’on veut que soit l’école. C’est pour ça qu’on demande une grande réflexion en éducation. »
À Sherbrooke
En Estrie, les revirements importants du ministère de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration en matière de financement de la francisation, passant de compressions majeures à des réinvestissements d’urgence, ont alimenté les discussions lors du passage d’Éric Gingras à Sherbrooke. Le président a dénoncé une gestion « yo-yo » des budgets qui compromet à la fois la stabilité du personnel et l’efficacité de la francisation.
Lisez l’article Francisation à Sherbrooke : du yo-yo dans les prévisions budgétaires publié dans La Tribune.