Les maux de la langue
Je me souviens
19 juin 2026
Le 24 juin, à l’occasion de la fête nationale du Québec (noter l’utilisation des minuscules), on souligne bien plus que l’arrivée de l’été : on met aussi à l’honneur la langue française qui nous unit.
Par Dominique Brown, réviseure linguistique
Fête nationale ou Saint-Jean-Baptiste?
Les deux termes sont corrects, mais leur usage varie :
- Fête nationale du Québec : forme officielle et plus neutre, qui désigne de manière générale le jour où notre nation célèbre son histoire. En contexte formel, on la privilégie, sans pour autant exclure les appellations traditionnelles.
- Saint-Jean-Baptiste (ou Saint-Jean) : forme traditionnelle et à connotation historique.
Quelle que soit l’expression choisie, l’important est de faire vivre et rayonner le français.
La Loi sur la fête nationale… oui, ça existe!
La Saint-Jean est encadrée par la Loi sur la fête nationale, adoptée en 1978 par le gouvernement de René Lévesque. Elle prévoit notamment que le 24 juin est un jour férié et chômé (parfait pour festoyer!).
Saviez-vous que…
La devise Je me souviens a été créée en 1883 par Eugène‑Étienne Taché, architecte de l’Hôtel du Parlement du Québec. Il l’a fait graver sur le fronton du bâtiment pour exprimer l’idée que le Québec se rappelle :
- ses origines françaises;
- son histoire;
- son identité culturelle.
La phrase est devenue officiellement la devise du Québec en 1939; on la retrouve aujourd’hui fièrement sur les plaques d’immatriculation.
On en profite pour se rappeler la règle : je me souviens de…; je me rappelle… (jamais avec la préposition de).
On sort le drapeau, on chante les classiques québécois et on célèbre notre culture!
Bonne Saint-Jean!