Le 18 novembre dernier avait lieu le Grand Rendez-vous de l’innovation québécoise. Sous l’égide du ministère de l’Économie et de l’Innovation ainsi que du Conseil de l’innovation du Québec, cet événement constituait « le point culminant des consultations préparant la prochaine Stratégie québécoise de la recherche et de l’innovation (SQRI) », présentée en 2022. À travers plusieurs invités de marque, pas moins de cinq ministres ainsi que le premier ministre Legault y ont pris la parole.

L’importance de la recherche fondamentale

Un segment qui a particulièrement retenu l’attention est celui sur la recherche fondamentale. Trois professeurs-chercheurs sont venus expliquer à quel point la recherche, qu’elle soit exploratoire, ciblée ou appliquée, demeurait la pierre d’assise d’une large part des innovations qui nous font évoluer, socialement et économiquement. La pertinence de cette recherche et l’importance de son financement furent clairement démontrées.

La Fédération de la recherche et de l’enseignement universitaire du Québec (FREUQ-CSQ) représente plusieurs centaines de professionnelles et professionnels de recherche, des travailleuses et travailleurs de l’ombre qui soutiennent la recherche effectuée dans nos institutions universitaires. Sans ce personnel, la recherche menée au Québec ne pourrait aucunement connaître l’effervescence qui la caractérise, et encore moins celle que l’on vise dans une vision économique axée sur l’innovation.

Ce qui caractérise le statut de personnel professionnel de recherche, par contre, c’est surtout une précarité et des conditions de travail faisant en sorte qu’envisager une certaine stabilité à moyen et long terme s’avère pour ainsi dire impossible. Pourtant, il est question ici de personnes hautement qualifiées, détenant des connaissances théoriques et procédurales pointues. Le souci des centres de recherche devrait être d’assurer des affectations optimales et surtout pérennes de ces personnes-ressources indispensables.

Un personnel de recherche qui doit être mieux considéré

La FREUQ-CSQ aimerait rappeler au gouvernement, aux organismes de financement et aux institutions universitaires que les professionnelles et professionnels de recherche sont indispensables en recherche et développement. Si ces acteurs sont sérieux dans leurs prétentions de propulser le Québec avec une nouvelle SQRI de haut niveau, la reconnaissance accordée au personnel de recherche est assurément un volet dans lequel une bonne dose d’innovation serait la bienvenue. Collectivement, c’est un choix sensé à faire.

Par Vincent Beaucher, président de la Fédération de la recherche et de l’enseignement universitaire du Québec (FREUQ-CSQ)