Action féministe

GÉNÉRATIONS DEBOUTTE! pour l’égalité

5 mars 2026

Le 8 mars n’est pas une simple date au calendrier, c’est un rappel vibrant des luttes menées et de celles qui restent à gagner. Cette année, pour la Journée internationale des droits des femmes, le Collectif 8 mars, dont fait partie la CSQ, lance un appel à la solidarité sous le thème « GÉNÉRATIONS DEBOUTTE! » 

Par Audrey Parenteau | Visuel : Collectif 8 mars. Club Sexu. Illustratrice : Alex Bilodeau 

Chaque 8 mars, la Journée internationale des droits des femmes résonne comme un signal d’alarme et un cri d’espoir. Si des avancées majeures ont marqué le dernier siècle (droit de vote, accès accru à l’éducation, reconnaissance progressive de l’égalité), les inégalités persistent dans les milieux de travail, dans la sphère politique et dans la vie quotidienne. « Pour la CSQ, il est essentiel de rappeler que cette journée est d’abord ancrée dans la revendication et la solidarité », rappelle la vice-présidente de la Centrale, Nadine Bédard-St-Pierre.

Un héritage de lutte toujours actuel

« Il y a plus de 50 ans, le journal Québécoises deboutte! faisait vibrer les rues et les consciences. Par ces deux mots, il portait la voix d’un féminisme émergeant déterminé à se faire entendre malgré les interdits de l’époque. Être deboutte, ce n’est pas une posture physique : c’est une position politique. Plus qu’un slogan, c’est un appel à l’action, un cri de ralliement pour une société plus juste, plus égalitaire et plus libre », rappelle le Collectif 8 mars.

Le thème du 8 mars de cette année, GÉNÉRATIONS DEBOUTTE!, s’inscrit donc dans une mémoire militante profondément québécoise. Il fait écho à cet élan féministe des années 1970 qui, malgré la répression et les résistances sociales, a occupé l’espace public pour dénoncer les inégalités systémiques.

Ce thème rappelle également que le féminisme est un mouvement vivant, traversé par la diversité des parcours, des âges et des expériences. Les jeunes militantes d’aujourd’hui portent des revendications liées à l’intersectionnalité, à la justice climatique, ou encore sur la conciliation travail-vie personnelle, par exemple, mais elles s’appuient sur les mobilisations et les acquis de pionnières. GÉNÉRATIONS DEBOUTTE! crée des ponts entre celles qui ont ouvert la voie et celles qui la poursuivent.

« Pour la CSQ, qui représente majoritairement des femmes travaillant en éducation, en petite enfance, en santé et dans les services sociaux, la Journée internationale des droits des femmes est indissociable des réalités vécues par nos membres. L’écart salarial, la surcharge de travail, la précarité d’emploi et plusieurs autres enjeux touchent directement les travailleuses, qui sont nos membres. Souligner le 8 mars, c’est donc reconnaître la contribution essentielle des femmes à la société tout en réaffirmant la nécessité d’améliorer concrètement leurs conditions de travail et de vie », ajoute Nadine Bédard-St-Pierre.