On emploie la préposition envers, qui signifie « à l’égard de », avec un complément désignant une personne ou un groupe de personnes. Elle est généralement associée à un mot (nom, adjectif ou verbe) qui exprime un sentiment, une attitude ou un comportement (générosité, compassion, méchanceté, patience; fidèle, grossier, indulgent, impitoyable; se conduire; etc.). Par contre, il n’est pas recommandé d’utiliser envers avec un complément qui désigne une chose. On lui préférera pour, à l’égard de, en ce qui concerne, dont on peut se servir autant pour des personnes que pour des choses.

Exemples :

Nous avons remarqué ta bienveillance envers les tout-petits.

Il a fait preuve de mesquinerie envers ses collègues.

À la suite de ces événements, je me suis montré intransigeant envers les voisins.

Tu es très exigeante envers toi-même.

Dans son discours, elle s’est engagée envers la population à améliorer le transport.

Leur passion pour la photographie les tient occupées. (et non : leur passion envers la photographie)

Son indifférence à l’égard de la mode est bien connue. (et non : son indifférence envers la mode)

Saviez-vous que…?

Autrefois, lorsqu’une personne était sur la sellette, elle était assise sur un petit siège bas (littéralement une sellette) réservé aux accusés et était alors interrogée longuement par les juges, qui la dominaient de leur taille. La posture de la personne accusée était d’autant plus humiliante qu’elle avait normalement les fers aux pieds. S’il s’agissait d’une personne de haut rang, la sellette pouvait être recouverte d’un tapis. Cette pratique a été abolie avec la Révolution. Aujourd’hui, être sur la sellette c’est « être dans une position inconfortable, être soumis à un interrogatoire, être perçu comme coupable de quelque chose ».