Cette expression, parfois utilisée à bon escient, est devenue un tic de langage particulièrement répandu en France. Du coup, on l’entend régulièrement dans les films et les séries qui nous viennent de ce pays. Qu’en est-il au juste?

L’expression du coup est bien employée lorsqu’elle est synonyme d’aussitôt. Elle est utilisée pour introduire la conséquence d’un évènement brusque, mais une conséquence qui se produit quasi simultanément avec celui-ci. Elle est aussi correcte lorsqu’elle est utilisée au sens propre.

Exemples :

Elle tomba devant lui sur la chaussée et du coup il échappa son sac.

Lorsqu’il est apparu dans son déguisement, la salle du coup s’est esclaffée.

Le pneu a éclaté et du coup la voiture a dérapé.

Un poing le frappa et il tomba assommé du coup.

Par contre, l’emploi de du coup à la place de donc, de ce fait, par conséquent, comme c’est le cas au début de cette capsule, est un usage familier à éviter.

Exemples :

J’ai abandonné mes cours de tennis et, par conséquent, je suis moins en forme. (et non : du coup, je suis moins en forme)

Il ne viendra pas. Donc, nous serons trois à table. (et non : Du coup, nous serons trois)

Voici d’autres suggestions pour remplacer cette expression : dans ces conditions, conséquemment, alors, c’est donc dire, ce qui fait que, ainsi.

Saviez-vous que…?

Avoir le doigt sur la gâchette ne constitue pas un geste menaçant et appuyer sur la gâchette n’est pas chose facile. En effet, la gâchette est une pièce interne de l’arme à feu, ce qui fait que ce n’est pas cette pièce que touche du doigt la personne qui pourrait tirer. La gâchette est ce qui immobilise le percuteur; elle est actionnée par la détente. Donc, méfions-nous de celle ou celui qui a le doigt sur la détente ou qui appuie sur la détente.