Le terme droits de l’homme, retenu par l’ensemble des institutions des pays francophones, fut d’abord choisi par les Nations unies (ex. : Déclaration universelle des droits de l’homme ; Haut-Commissariat aux droits de l’homme ; Commission des droits de l’homme). La Commission française consultative des droits de l’homme a adopté, le 19 décembre 1998, un avis indiquant clairement la spécificité et la pertinence du terme droits de l’homme sur les plans historique et linguistique.
 
Le terme droits de la personne rend moins parfaitement que droits de l’homme la connotation formelle et universelle (économique, sociale) de ce concept. Toutefois, ce premier terme peut être utile comme synonyme dans un discours moins spécialisé. Également, le Multidictionnaire de la langue française considère ce terme comme un québécisme, c’est-à-dire une expression propre au Québec, et comme un synonyme de l’expression droits de l’homme en usage dans la francophonie.
 

L’expression droits humains, traduite de l’anglais, doit être évitée comme synonyme de droits de l’homme, car elle ne constitue pas un terme spécifique en droit, mais renvoie à une notion très générale. Le Colpron et le Multidictionnaire de la langue française considèrent même cette expression comme un anglicisme.