Santé

Des organisations syndicales sensibilisent les partis de l’opposition lors d’une journée de lobbyisme en santé et services sociaux

17 février 2026

Alors que le réseau de la santé et des services sociaux ne cesse de se dégrader et peine à offrir des soins et des services de qualité, les organisations syndicales présentes dans ce même réseau, dont la CSQ, unissent aujourd’hui leurs voix lors d’une journée de lobbyisme. Présentes cette semaine à l’Assemblée nationale, elles rencontrent les partis de l’opposition pour leur proposer des solutions porteuses pour un réseau public gratuit et universel.

Quatre grands thèmes à l’ordre du jour

Cette semaine, les organisations syndicales vont à la rencontre d’élues et d’élus des groupes d’opposition afin d’exposer des pistes de solutions concrètes à mettre en place autour de quatre thèmes précis :

  • la décentralisation et la valorisation des CLSC;
  • le soutien à domicile;
  • l’assurance médicaments publique universelle;
  • la souveraineté numérique.

« Préoccupées par les lois et les orientations politiques ayant des conséquences directes sur les conditions de travail et d’exercice de nos membres de même que sur la dispensation des soins et services à la population, cette démarche se veut constructive. Ça fait près de trois ans que nos organisations syndicales travaillent ensemble sur une base régulière. Représentant une multitude de travailleuses et de travailleurs du réseau issus de domaines variés, nous avons fait le choix d’unir nos forces afin de ramer dans le même sens et porter la voix des membres et, ultimement, celles des patientes et des patients », ont déclaré par voie de communiqué la première vice-présidente de l’APTS, Émilie Charbonneau, le vice-président de la CSN, David Bergeron-Cyr, le secrétaire-trésorier de la CSQ, Luc Beauregard, le président de la Fédération de la Santé du Québec (FSQ-CSQ), Déreck Cyr, le président de la FSSS-CSN, Réjean Leclerc, la vice-présidente de la FP-CSN, Marie-Michèle Dorion, la vice-présidente de la FIQ, Françoise Ramel, la présidente par intérim du CPAS-SCFP, Sonia Bureau, le troisième vice-président du SPGQ, Martin Trudel, et la présidente du SQEES-FTQ, Sylvie Nelson.

Les porte-parole des organisations syndicales devant l’Assemblée nationale, à Québec. (Photo: courtoisie)

Changer la recette

Pour les organisations syndicales, un constat d’échec se dégage des réformes successives imposées au réseau de la santé et des services sociaux depuis des dizaines d’années : l’accès aux soins et services pour la population ne s’est jamais amélioré. « Alors que le Québec est plongé dans une instabilité politique et que les élections provinciales se pointent à l’horizon, nous sommes d’avis que le moment était tout désigné pour rappeler aux parlementaires qu’il est grand temps de changer la recette. On ne peut pas penser utiliser, année après année, les mêmes ingrédients et espérer un résultat différent. Écouter les propositions de celles et ceux qui sont au cœur de ce réseau, voilà la seule et unique voie pour espérer réellement renverser la vapeur », ont ajouté les porte-parole.

Les organisations syndicales déplorent que ni la voix des citoyennes et citoyens ni celles des travailleuses et des travailleurs ne sont prises en compte actuellement par le gouvernement. L’offre de soins et de services, les listes d’attentes, les problèmes de pénurie de main‑d’œuvre doivent revenir au cœur des priorités. « À cela s’ajoute la centralisation accrue qui éloigne la prise de décisions, l’insuffisance des mécanismes de reddition de compte pour les décideuses et décideurs, et l’ouverture de plus en plus grande au privé. Profondément attachées au réseau public de la santé et des services sociaux, c’est dans cet état d’esprit que nos organisations réitéreront aujourd’hui aux parlementaires l’importance d’être à l’écoute de solutions qui pourraient grandement améliorer le réseau », ont ajouté les porte-parole syndicaux.