Société

Conseil des ministres: «Ce n’est pas le signal d’apaisement qu’on attendait»

21 avril 2026

« La première ministre n’envoie pas aujourd’hui le signal d’apaisement que l’on attendait de son nouveau gouvernement, pas plus que celui de la rupture avec le ton et les stratégies de division de son prédécesseur », a déclaré le président de la CSQ, Éric Gingras, à l’annonce de la nomination des différents membres du Conseil des ministres par la nouvelle première ministre, Christine Fréchette.

Par Maude Messier, conseillère CSQ 

« Espérons que notre volonté de travailler ensemble dans le dialogue soit entendue et que le vent de changement transparaisse dès son discours d’ouverture. Pour l’heure, c’est clair qu’on reste sur notre faim », a ajouté le président.

La CSQ réitère que les derniers mois ont été difficiles pour le climat social et que les défis qui attendent le Québec sont nombreux. « L’intérêt commun, c’est de travailler ensemble, pour les Québécoises et les Québécois. Et ça passe nécessairement par les services et les réseaux publics. Comment se fait-il, par exemple, que l’éducation soit à ce point absente du discours et de la vision de la première ministre? Si Mme Fréchette clame qu’elle souhaite d’abord et avant tout poser des gestes concrets, nous tenons à lui rappeler que ça fait huit ans que le gouvernement dit la même chose et, qu’à ce jour, les résultats ne sont pas au rendez-vous. Alors, nous réitérons notre demande : à quand une grande réflexion collective en éducation? », a dit Éric Gingras.

Cela étant dit, la CSQ accueille favorablement le maintien en poste de la ministre de l’Éducation, Sonia LeBel. La Centrale fait valoir que l’année scolaire qui s’achève rime déjà avec la préparation de la prochaine et que, dans ce contexte, la poursuite des travaux déjà entamés constitue un élément de stabilité nécessaire au réseau. « Tout n’est pas parfait, évidemment, mais il y a de l’écoute et on arrive à travailler ensemble », a conclu Éric Gingras.