Enseignement supérieur

Bourses Laure-Gaudreault : trois récipiendaires récompensés pour leur projet de recherche

15 avril 2026

Deux étudiantes et un étudiant à la maîtrise et au doctorat, dont les projets de recherche touchent l’éducation, ont été honorés pour l’excellence de leurs travaux dans le cadre des Bourses Laure-Gaudreault. Ces bourses de 3 000 $ sont remises par la CSQ, la Fédération des syndicats de l’enseignement (FSE-CSQ) et l’AREQ, le mouvement des personnes retraitées CSQ.

Par Audrey Parenteau, rédactrice en chef

Stéphanie Savard (bourse remise par la CSQ)

L’étudiante au doctorat a reçu la bourse Laure-Gaudreault de la CSQ pour son travail touchant le développement de la littératie, plus spécifiquement les difficultés rencontrées par des élèves du Nunavik au moment de l’entrée dans l’écrit.

Dans un contexte où la persévérance scolaire constitue un enjeu majeur au Nunavik, le développement de la littératie soulève des défis importants. La scolarisation y débute en inuktitut, principalement à l’oral, tandis que l’apprentissage de la lecture et de l’écriture en français survient plus tardivement.

Cette transition peut engendrer des difficultés influençant la motivation et le sentiment de compétence des élèves. Ce projet vise à mieux comprendre ces enjeux en analysant leurs compétences en lecture et en écriture, ainsi que leurs pratiques linguistiques et culturelles et les approches pédagogiques. Cette recherche contribuera à proposer des pistes d’intervention adaptées à ce contexte éducatif multilingue.

 

Marie-France Pagé (bourse remise par la FSE-CSQ) 

Étudiante à la maîtrise, Marie-France Pagé a reçu la bourse Laure-Gaudreault de la FSE-CSQ. Son mémoire porte sur les effets d’une intervention spécialisée visant l’apprentissage de régularités orthographiques chez les élèves. Documenter les effets d’une intervention spécialisée visant l’apprentissage de régularités orthographiques chez des élèves de deuxième cycle du primaire présentant des difficultés en orthographe lexicale.

L’apprentissage de l’orthographe lexicale constitue un défi majeur pour les élèves présentant des difficultés d’apprentissage, ce qui a bien souvent des impacts négatifs sur leur parcours scolaire. Ce projet doctoral vise à concevoir et à mettre à l’essai une intervention spécialisée pour aider ces élèves à mieux apprendre les régularités orthographiques du français. L’étude cherchera à mesurer les effets de cette intervention sur l’orthographe de mots contenant ces régularités ainsi que sur les stratégies utilisées pour les écrire.

En misant sur l’enseignement de ce qui est régulier dans la façon d’orthographier les mots en français plutôt que sur la mémorisation de chaque mot, ce projet souhaite soutenir la réussite et la persévérance scolaire des élèves qui rencontrent des difficultés.

Jonathan Trottier (bourse remise par l’AREQ) 

L’étudiant à la maîtrise a reçu la bourse Laure-Gaudreault de l’AREQ pour son projet qui explore le rôle de l’éducation en plein air dans la valorisation des sciences au premier cycle du primaire.

L’éducation en plein air offre un contexte riche pour initier les élèves du premier cycle aux sciences de manière concrète et motivante. Ce projet de maîtrise, mené en collaboration avec des enseignantes et des enseignants, vise à coconcevoir et à expérimenter des séquences d’apprentissage scientifique réalisées à l’extérieur.

La recherche documente leur mise en œuvre, les perceptions des enseignantes et enseignants, ainsi que les retombées sur la curiosité, l’engagement et l’esprit critique des élèves. En outillant les enseignantes et les enseignants et en contextualisant les apprentissages dans des environnements vivants, ce projet contribue à renforcer la place des sciences dès les premières années de scolarisation et à soutenir la réussite éducative.