Société

Élections provinciales: la CSQ en appelle à un mandat sous le signe du dialogue social

6 octobre 2026

La CSQ félicite le nouveau gouvernement du Parti Québécois (PQ) pour son élection et livre une première réaction à chaud.

Par Maude Messier, conseillère CSQ

 « Alors que les Québécoises et les Québécois ont exprimé leur voix, nous souhaitons rappeler au nouveau gouvernement que des choix audacieux, en faveur de meilleurs services à la population, sont possibles. C’est une question de volonté politique. Il aura somme toute été bien peu question de nos réseaux publics — petite enfance, éducation, enseignement supérieur, santé — et du milieu communautaire au cours de cette campagne électorale, si ce n’est que pour en parler en termes de coupes et de compressions. On peut faire les choses autrement, et à ce chapitre, si telle est son intention, le nouveau gouvernement pourra compter sur la CSQ », a déclaré le président de la CSQ, Éric Gingras.

« Un des messages importants que je souhaite livrer aujourd’hui, c’est que nous ne cherchons pas l’affrontement, loin de là. Je pense que l’on peut s’entendre sur le fait que beaucoup d’énergie a été perdue et gaspillée, dans les dernières années, à faire de nombreux appels à la collaboration, sans succès. Pour ce mandat qui débute, nous en appelons à un véritable dialogue social, dans l’intérêt de tout le Québec. Ce nouveau gouvernement aura besoin d’élargir l’éventail de partenaires, et nous serons au rendez-vous, prêts à proposer des solutions et à travailler au consensus », a ajouté le président de la CSQ.

États généraux en éducation

La CSQ porte une demande pour la tenue d’états généraux en éducation depuis plus de deux ans maintenant. Elle se réjouit donc de voir une grande réflexion collective au programme des priorités des 100 premiers jours. D’autant que cette initiative est aussi appuyée par deux autres partis et portée par un nombre grandissant de voix.

« La CSQ assume un leadership dans ce dossier depuis plusieurs mois et nous sommes déjà à l’œuvre, à revoir notre plateforme de propositions. Chose certaine, nous serons prêts à mener les travaux, à proposer des solutions et à faire émerger des consensus. Le Québec a besoin d’un projet collectif, d’une vision sociale. Quel meilleur point de départ que de s’occuper réellement d’éducation — de la petite enfance à l’enseignement supérieur — pour construire l’avenir? », a dit Éric Gingras.

« D’ailleurs, quand on parle de cohésion sociale, il nous apparait important aussi de saluer les intentions du gouvernement à s’attaquer rapidement aux enjeux d’itinérance », a-t-il conclu.