Cultures et réalités autochtones
Vérité et réconciliation: se souvenir de Joyce Echaquan
30 septembre 2026
À l’occasion de la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation, la CSQ rend hommage aux survivantes et aux survivants des pensionnats autochtones et aux enfants qui n’en sont jamais revenus. Cette journée, soulignée le 30 septembre, rappelle l’importance de reconnaître les réalités vécues par les Premières Nations et les Inuit et de poursuivre les efforts pour bâtir des relations fondées sur le respect et l’équité.
Par Isabelle Tremblay-Chevalier
C’est dans cette perspective que, le 28 septembre dernier, la CSQ s’est jointe aux personnes, aux familles, aux organisations et aux communautés qui ont pris part aux activités visant à honorer la mémoire de Joyce Echaquan.
La Journée nationale de la vérité et de la réconciliation ainsi que l’hommage à Joyce Echaquan, sont deux moments profondément liés. Ils nous invitent à nous souvenir, mais aussi à agir. Ils rappellent combien il demeure urgent de lutter contre le racisme systémique, de faire progresser l’équité et de poursuivre, ensemble, le chemin vers une véritable réconciliation avec les Premières Nations et les Inuit.
Le décès de Joyce Echaquan, survenu le 28 septembre 2020 à l’hôpital de Joliette, a bouleversé le Québec. Les images et les témoignages rendus publics ont mis en lumière une réalité que les peuples autochtones dénoncent depuis longtemps : les préjugés, la discrimination et les traitements inéquitables auxquels ils sont toujours confrontés dans les services publics, notamment dans le réseau de la santé.

En prenant part aux activités de commémoration du 28 septembre, la CSQ choisit de garder vivante la mémoire de Joyce Echaquan. Se souvenir d’elle, c’est reconnaître la douleur de sa famille, de sa communauté et des nombreuses personnes autochtones qui se sont reconnues dans son histoire. C’est aussi rappeler que toute personne a droit à la dignité, au respect et à l’égalité dans nos services publics.
Un engagement qui s’inscrit dans la durée
Pour la CSQ, cet engagement s’inscrit dans une démarche plus large auprès des Premières Nations et des Inuit. Depuis plusieurs années, la Centrale collabore avec différents partenaires autochtones pour nourrir le dialogue et la compréhension mutuelle, mais aussi pour défendre le droit à une éducation de qualité, culturellement sécurisante et ancrée dans les réalités des communautés.
Cette volonté prend également tout son sens le 30 septembre, à l’occasion de la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation. Créée dans la foulée des travaux de la Commission de vérité et réconciliation du Canada, cette journée honore les survivantes et les survivants des pensionnats autochtones, rend hommage aux enfants qui n’en sont jamais revenus, et nous invite à reconnaître les blessures durables laissées par ce système dans les vies, les familles et les communautés.
La vérité et la réconciliation ne peuvent cependant pas se résumer à une seule journée dans l’année. Elles se construisent dans la durée, par l’écoute des voix autochtones, par la reconnaissance des réalités historiques et actuelles, et par des gestes concrets pour faire reculer les inégalités qui persistent.
L’éducation au cœur de la réconciliation
Le milieu de l’éducation a un rôle essentiel à jouer sur ce chemin. Dans les établissements d’enseignement, il est possible de mieux faire connaître les réalités autochtones, de déconstruire les préjugés et de transmettre une histoire plus juste. En faisant une place réelle aux cultures, aux langues et aux perspectives des Premières Nations et des Inuit, nous contribuons à tisser des relations fondées sur le respect et la réciprocité.
À l’occasion de la commémoration du décès de Joyce Echaquan et de la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation, la CSQ réaffirme sa volonté de poursuivre ce travail. Car la réconciliation n’est pas un objectif que l’on atteint une fois pour toutes : c’est un chemin qui exige de la constance, de l’humilité et une volonté sincère de bâtir des relations plus justes.
Se souvenir de Joyce Echaquan, c’est refuser de détourner le regard. C’est reconnaître les torts du passé autant que les injustices qui perdurent. Mais c’est aussi choisir d’avancer ensemble, avec l’espoir de construire une société où chaque personne est accueillie et traitée avec respect, peu importe son origine ou son identité.
En cette période de commémoration et de réflexion, la CSQ invite chacune et chacun à prendre le temps d’écouter, d’apprendre et d’agir pour favoriser la compréhension et le rapprochement. Parce qu’il ne peut y avoir de réconciliation sans vérité, et parce que la réconciliation nous concerne toutes et tous.