Les maux de la langue
Ralentourisme
2 septembre 2026
Cet été, avez-vous pris le temps de vraiment découvrir un endroit plutôt que d’enchainer les attractions? Si la réponse est oui, vous avez peut-être pratiqué le ralentourisme. Ce néologisme, proposé par l’Office québécois de la langue française (OQLF) en 2023, désigne une façon de voyager qui privilégie la découverte en profondeur d’une destination. Il s’agit d’un mot-valise formé de ralentir et de tourisme.
Par Dominique Brown, réviseure linguistique
Au lieu de courir d’un site à l’autre, on s’imprègne d’un endroit, on rencontre ses habitantes et habitants, et l’on vit au rythme de la culture locale, dans une approche plus réfléchie et durable. Passer une semaine dans un village pour explorer ses marchés, ses sentiers et ses traditions? Voilà du ralentourisme!
Au moment de reprendre la cadence de la rentrée, pourquoi ne pas conserver un peu de cet esprit? Après tout, ralentir n’est peut-être pas seulement une façon de voyager, mais aussi une manière de profiter davantage de chaque journée.
Skholè
Saviez-vous que le mot école vient du grec skholè (ou skholê), qui signifiait autrefois loisir?
Oui oui, loisir! En grec ancien, skholè désignait d’abord une période dégagée des obligations quotidiennes, que l’on consacrait volontiers à la réflexion, à la discussion, à la philosophie ou à l’apprentissage.
Les élèves qui reprennent le chemin des classes auront peut-être du mal à croire qu’il existe un lien entre un examen de mathématiques et une activité de loisir. Pourtant, à l’origine, apprendre était considéré comme une façon enrichissante d’occuper son temps libre.
Puisque le mot école est né de l’idée de cultiver l’esprit, souhaitons-nous une rentrée empreinte de curiosité, de créativité et de plaisir à transmettre le savoir.