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Droit au but avec Éric Gingras : Le point sur la situation en éducation

4 août 2026

N.D.L.R. À quelques jours de la rentrée, l’équipe estivale des communications de la CSQ a rencontré le président Éric Gingras pour faire le point sur les dossiers chauds de la prochaine année. Au cours de cette longue entrevue de plus d’une heure, plusieurs dossiers ont été abordés, parmi lesquels figurent la campagne électorale au Québec, les attentes envers le prochain gouvernement, les défis à venir pour la CSQ et ses membres, les négociations dans le secteur public, ainsi que la situation dans les domaines de l’éducation, de la santé, de la petite enfance et du communautaire. Quatre textes seront publiés à la suite de cet entretien. À lire les 3, 4, 6 et 7 août. Bonne lecture!

Propos recueillis par Alyssa Landry et Léanne Fiset-Gingras

MaCSQ : Ça fait plusieurs années que la CSQ et ses syndicats dénoncent les lacunes dans le réseau de l’éducation. Est-ce que la situation s’améliore?

Éric Gingras (E. G.) : Nous avions progressé, mais malheureusement, le gouvernement nous a fait reculer au cours des dernières années. C’est regrettable, car nous avions réussi à sortir la tête de l’eau en 2023 grâce aux gains obtenus dans le cadre de l’entente du secteur public. Le retour des coupes et des compressions est venu briser cet élan.

MaCSQ : Qu’est-ce que la CSQ fait et peut faire de plus pour être entendue par le prochain gouvernement?

 E. G. : Ce qu’on fait de mieux, c’est de prendre la parole dans l’espace public. Le but c’est de faire des propositions et de dénoncer les situations problématiques lorsqu’elles surviennent.

MaCSQ : Que dirais-tu pour encourager les membres du personnel qui vivent quotidiennement la surcharge de travail, la violence dans les écoles, les conséquences des coupes et les classes trop nombreuses?

 E. G. : Premièrement, je tiens à les remercier pour le travail essentiel et si important qu’ils effectuent chaque jour, malgré les conditions difficiles avec lesquelles ils doivent composer. Ils méritent toute notre reconnaissance et nous allons continuer de revendiquer la revalorisation de leurs emplois. Deuxièmement, je veux qu’ils sachent que nous restons à l’écoute, que nous ne lâcherons pas et que nous continuerons à nous battre pour qu’ils retrouvent un milieu de travail sain et agréable.

MaCSQ : Si le prochain gouvernement vous demandait quelles sont trois actions à poser pour faire du bien à notre système d’éducation et à son personnel, que réponderais-tu?

E. G. : Bien financer notre réseau, prendre le temps d’écouter le personnel, intervenir pour enrayer la violence et redonner aux parents la part de responsabilités qui leur revient dans l’éducation de leurs enfants. Tout ne repose pas sur les seules épaules du personnel et nous avons besoin d’un ministre de l’Éducation qui aura l’audace et la franchise de le rappeler aux parents.

MaCSQ : Une dernière question, où en est rendue la grande réflexion en éducation?

 E. G. : Tout se déroule très bien. Nous en sommes à finaliser la tenue d’un grand évènement public qui aura lieu le 21 octobre 2026. En avant-midi, le même jour, nous procèderons au lancement officiel de la plateforme de notre grande réflexion.