Syndicalisme
Rencontre avec Christine Fréchette: les centrales syndicales réclament un « dialogue renouvelé »
30 avril 2026
À la veille de la Journée internationale des travailleuses et des travailleurs, les principales centrales syndicales, dont la CSQ, tendent la main au gouvernement. Lors d’une rencontre avec la nouvelle première ministre du Québec, Christine Fréchette, elles ont réclamé un dialogue renouvelé. En toile de fond : des mois marqués par des tensions sur les droits des travailleuses et des travailleurs.
La CSQ, la Fédération des travailleuses et travailleurs du Québec (FTQ), la Confédération des syndicats nationaux (CSN) et la Centrale des syndicats démocratiques (CSD) ont fait valoir que les derniers mois ont été difficiles en ce qui a trait aux droits des travailleuses et des travailleurs, mais aussi pour le climat social au Québec.
Les centrales souhaitent profiter de l’arrivée de la nouvelle première ministre pour relancer les relations avec le gouvernement et amorcer un dialogue plus constructif. Elles estiment que les derniers mois ont été marqués par des tensions qui nuisent autant à l’action syndicale qu’à la cohésion sociale.

« Les centrales syndicales jouent un rôle social qui dépasse largement la seule négociation collective. Dans le contexte économique et politique actuel, on pense sincèrement qu’il faut travailler davantage ensemble, dans l’intérêt des Québécoises et des Québécois. Les stratégies de division électoralistes et l’affrontement n’apportent rien, et ne font que polariser les discours. On souhaite sincèrement que le ton change, et qu’il soit possible de replacer les choses et de travailler dans un esprit de dialogue social », ont déclaré Éric Gingras, président de la CSQ, Olivier Carrière, secrétaire général de la FTQ, Caroline Senneville, présidente de la CSN, ainsi que Luc Vachon, président de la CSD.
Des bases à reconstruire avant les élections
À l’approche des prochaines élections provinciales, les organisations syndicales reconnaissent que le temps est compté. Elles insistent néanmoins sur l’importance de poser dès maintenant les bases d’une relation plus saine entre le gouvernement et les acteurs syndicaux.
Pour les centrales syndicales, chaque décision politique entraîne des répercussions durables et doit s’inscrire dans une vision collective du développement du Québec. Elles rappellent également que leur rôle dépasse la défense des conditions de travail de leurs membres et s’inscrit dans un projet de société plus large.

« Parce que chaque choix politique laisse une trace, pave un chemin, aujourd’hui, on rappelle à la première ministre que les centrales syndicales n’évoluent pas en marge de la société québécoise, mais portent les voix des centaines de milliers de travailleuses et de travailleurs qu’elles représentent. Notre mission, c’est aussi celle d’un Québec plus fort, plus uni, plus solidaire, dans l’intérêt commun de toutes et de tous. Le Québec, c’est aussi nous, dans les communautés de toutes les régions », ont rappelé les porte-paroles syndicaux.