Enjeux sociopolitiques
Rencontre Action Jeunesse : porter la voix du terrain
25 mars 2026
Le phénomène de la violence en milieu scolaire, sujet très d’actualité, s’est invité à l’Assemblée nationale. Lors des Rencontres Action Jeunesse (RAJ) 2026, Valérie Larivière, membre de la CSQ et de son comité des jeunes, a profité de l’événement pour sensibiliser les décideuses et décideurs publics à une réalité qu’elle connaît bien en tant qu’enseignante. Pour elle, il était essentiel que la voix du personnel scolaire soit entendue.
Par Audrey Parenteau, rédactrice en chef
Chaque année, les RAJ permettent à une quarantaine d’organisations de rencontrer des parlementaires afin de leur présenter des enjeux qui touchent les jeunes et la société québécoise. C’est dans ce cadre que Valérie Larivière, appuyée par le comité des jeunes de la CSQ, a choisi de mettre de l’avant la question de la violence en milieu scolaire.
Forte de son expérience à titre de participante l’an dernier, elle s’est présentée aux rencontres bien préparée : « Je me sentais plus confiante cette année, même si les journées n’en ont pas été moins intenses », raconte celle qui a assisté à des rencontres, à des échanges informels et à des événements de réseautage qui se sont succédé sur trois jours, du 23 au 25 février, à un rythme soutenu.
Les échanges avec les élues et élus sont effectivement très brefs. « Si on est chanceux, on a huit minutes pour communiquer ce qu’on a à leur dire », explique-t-elle. Cette contrainte l’a amené à aller droit à l’essentiel lorsqu’elle a rencontré, notamment, le député de la Coalition avenir Québec (CAQ) et ministre responsable de la Jeunesse, Samuel Poulin, ainsi que la députée du Parti libéral du Québec (PLQ) et porte-parole de l’opposition officielle en matière d’éducation, Madwa-Nika Cadet.

Une réalité vécue dans les écoles
Si l’enjeu de la violence en milieu scolaire constitue une préoccupation pour Valérie Larivière, c’est qu’il fait partie de son quotidien. « Je le vis tous les jours, pas moi personnellement, mais je le vois au sein de mon école et l’effet que ça a sur mes collègues », raconte-t-elle.
Dans certains établissements, la violence peut prendre différentes formes et viser autant les élèves entre eux, que le personnel. Selon elle, des mesures et des outils existent, mais leur application demeure inégale d’un milieu à l’autre.
Les rencontres avec les parlementaires lui ont permis de mettre en évidence les revendications de la CSQ concernant la lutte contre la violence dans les écoles. Celles-ci visent notamment à améliorer les conditions d’exercice de manière à recruter suffisamment de ressources professionnelles spécialisées et à répondre aux demandes accrues du personnel de soutien pour prévenir la violence, de même qu’intervenir et assurer un suivi lorsque des cas surviennent. Elles ont aussi pour but de soutenir la santé du milieu scolaire en misant davantage sur la prévention des risques psychosociaux en milieu scolaire et en dédiant des ressources psychosociales pour offrir des services de soutien psychologique confidentiels.
Une expérience enrichissante
Au-delà des rencontres politiques, l’expérience a aussi permis à Valérie Larivière de renforcer ses compétences et d’élargir son réseau. « Ça donne le goût de continuer à militer, de rester en parallèle et d’accrocher au milieu politique », dit-elle.
Malgré sa déception de ne pas avoir pu rencontrer, comme prévu, le ministre du Travail Jean Boulet, les échanges qu’elle a eus avec les parlementaires représentent pour la jeune enseignante une occasion précieuse de faire entendre la réalité du terrain et d’espérer que les préoccupations des membres de la CSQ se traduisent un jour en actions concrètes.