Société
Salaire : les femmes gagnent près de 10 % de moins que les hommes
23 mars 2026
Les écarts de rémunération entre les femmes et les hommes ont légèrement augmenté au Québec en 2025, selon un article récent publié par l’Observatoire québécois des inégalités (OQI) qui a analysé les données de l’Enquête sur la population active (EPA). La situation est particulièrement préoccupante pour les femmes immigrantes, davantage pénalisées. Malgré des avancées au fil des ans, les inégalités persistent et tendent à s’accentuer.
Par Audrey Parenteau, rédactrice en chef
Selon l’analyse de l’Enquête sur la population active de 2025 faite par l’Observatoire québécois des inégalités, le salaire horaire moyen des femmes s’établissait à 33,17 $, contre 36,81 $ pour les hommes. Les femmes gagnaient ainsi 90,1 % du salaire horaire des hommes, en baisse par rapport à 2024. Cet écart de près de 10 % représente, sur une base annuelle de 35 heures par semaine, un manque à gagner de plus de 6 600 $ pour les Québécoises.
La réalité est toutefois encore plus marquée lorsque l’on considère le nombre d’heures travaillées. Les femmes ont travaillé en moyenne 268 heures de moins en 2024 que les hommes, ce qui accentue les disparités. Ainsi, leur rémunération moyenne ne représente que 82 % de celle des hommes, soit un écart de 18 %. Concrètement, cela équivaut à une différence de plus de 13 000 $ par année.
Des écarts plus marqués chez les femmes immigrantes
Selon l’Observatoire québécois des inégalités, « les femmes immigrantes sont doublement pénalisées ». En 2025, leur rémunération hebdomadaire moyenne correspondait à seulement 79 % de celle des hommes immigrants, un écart annuel atteignant plus de 15 000 $.
Des inégalités qui persistent dans le temps
À quoi sont dus ces écarts? « […] par les types d’emploi et les secteurs d’activités où se trouvent les femmes, par l’expérience de la maternité et du partage inégal des tâches domestiques, et plus largement par la persistance de stéréotypes et de discriminations », explique l’Observatoire québécois des inégalités.
L’organisation rappelle que ces inégalités ne disparaissent pas avec le temps, elles se répercutent jusqu’à la retraite, accentuant les écarts de revenus tout au long de la vie.
En savoir plus
Pour plus de détails sur l’analyse de l’Observatoire québécois des inégalités, lisez l’article L’écart salarial entre les femmes et les hommes s’est creusé en 2025, disponible en ligne.