Montréal, le 13 mars 2026 – La Centrale des syndicats du Québec (CSQ) réagit vivement à la décision rendue aujourd’hui par le Tribunal administratif du travail dans le dossier du centre de la petite enfance Le Jardin de Robi.
Rappelons qu’il s’agit d’un premier dossier dont le tribunal est saisi en vertu de la Loi visant à considérer davantage les besoins de la population en cas de grève ou de lock-out, la Loi 14.
« Dès la toute première mise au jeu de la Loi 14, il se passe exactement ce qu’on craignait! Faut-il rappeler que ce n’est pas de gaieté de cœur que les gens font la grève? Et dans un conflit qui perdure, c’est absolument inéquitable et inacceptable que les travailleuses et les travailleurs perdent ainsi leur rapport de force. Nous l’avons dit depuis le tout début : la Loi 14 vient rompre l’équilibre des relations de travail. C’est ce qu’on déplore! », dénonce le président de la CSQ, Éric Gingras.
Si les services essentiels visent la sécurité de la population, la Loi 14 introduit la notion de services assurant le bien-être de la population. « À ce compte-là, et avec des critères assez flous merci, n’importe quel dérangement interfèrera avec le « bien-être » de la population. Cette décision vient confirmer nos craintes et notre lecture de la situation, et c’est exactement ce pour quoi nous avons entamé une démarche de contestation juridique de la Loi. On verra bien ce que les tribunaux en penseront. Mais d’ici là, ce sont les travailleuses et les travailleurs qui écopent et qui sont pénalisés dans leur capacité à négocier leurs conditions de travail. »