La langue française n’est pas qu’un outil de communication : c’est un vecteur d’identité, de solidarité et d’émancipation. Chaque année, lors de la Semaine de la francophonie, la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) réaffirme son engagement profond envers une langue qui porte les aspirations d’une culture vivante, plurielle et résolument ancrée dans son époque. Pour nous, défendre le français, c’est défendre le droit des travailleuses et des travailleurs de vivre, d’apprendre et de s’organiser dans leur langue.
Le syndicalisme francophone est une force collective qui dépasse largement les frontières du Québec. La CSQ entretient des liens étroits avec les organisations syndicales francophones du Canada et du monde entier, partout où des femmes et des hommes se battent pour la dignité au travail dans la langue de Molière, de George Sand et de Gaston Miron. Ces partenariats ne sont pas que symboliques : ils traduisent une conviction partagée que la solidarité internationale se construit aussi dans une langue commune.
Au Québec, la langue française est le terrain sur lequel se joue notre cohésion sociale. La CSQ, dont les membres œuvrent massivement dans les services publics, est aux premières loges pour observer comment la vitalité du français se construit chaque jour dans les classes, les couloirs d’hôpitaux et les organismes communautaires. Transmettre la langue, c’est transmettre une façon d’être ensemble. C’est au cœur de la mission de celles et ceux que nous représentons.
La Semaine de la francophonie nous rappelle que rien n’est acquis. Dans un monde où l’uniformisation linguistique avance à grands pas, affirmer la place du français est un acte politique autant que culturel. La CSQ assume pleinement cette responsabilité, avec fierté et avec l’ambition d’une francophonie qui soit inclusive, progressiste et solidaire.