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Médias sociaux : enseignants sous les projecteurs

De tout temps, certains élèves ont joué des tours pendables à leurs profs ou encore formulé des critiques, fondées ou non, à leur endroit. Tant que cela restait entre les murs de l'école, cela ne portait pas trop à conséquence. Mais aujourd'hui, avec les médias sociaux, les jeunes disposent de puissants outils de diffusion auxquels n'avait pas accès la génération précédente, et une simple page Facebook peut entacher sérieusement la réputation d'un enseignant. Comment les enseignants vivent-ils cette intrusion parfois violente dans leur pratique professionnelle ? Peut-on outiller les écoles pour faire face à cette situation nouvelle ? Les organisations syndicales ont-elles un rôle à jouer pour assurer la protection de leurs membres contre la cyberintimidation ? C'est à cet ensemble de questions que tentent de répondre les différents articles de ce dossier exclusif de CSQ-Web.

Par François Beauregard

Document pertinent :

Dossier exclusif sur la violence à l'école

9 février 2012

Cet automne, un élève de l’école secondaire des Hauts-Sommets de Saint-Jérôme a eu la malencontreuse idée de publier une page Facebook sur laquelle il invitait d’autres élèves à inscrire le nom des enseignantes et des enseignants qui méritaient de mourir. Sur cette page, qui comptait des centaines d’abonnés, les jeunes brossaient des scénarios précis, notant l’endroit et le moment prévus pour mettre fin aux jours de certains de leurs profs. Cette « plaisanterie », selon le terme utilisé par l’un des élèves incriminés, a fait grand bruit dans les médias. Quatre mois après l’événement, quel bilan peut-on faire de cette intrusion des médias sociaux dans le travail du personnel enseignant ? CSQ-Web vous propose une rencontre avec Jean Dumais, président du Syndicat de l’enseignement de la Rivière-du-Nord, qui s’est retrouvé au cœur des événements.

8 février 2012

« Les récents événements vécus à l’école secondaire des Hauts-Sommets de Saint-Jérôme auront au moins permis de faire un grand constat : il est urgent de mettre à jour les codes de vie de nos écoles, qui sont totalement silencieux sur la question de la cyberintimidation. »

7 février 2012

Pétition
Un bel exemple d'initiative pour lutter contre le fléau de la cyberintimidation est d'ailleurs le cas d'une étudiante de deuxième secondaire de l'Académie les Estacades à Trois-Rivières. Victime de cyberintimidation depuis plusieurs années, Émanuelle Després a décidé de passer à l'action. Elle a donc organisé une marche le 11 décembre dernier, à Trois-Rivières, afin de souligner l'importance de lutter contre ce fléau. Un autre étudiant de la région de Sorel avait organisé semblable manifestation plus tôt cet automne. Émanuelle invite le gouvernement à améliorer le financement des projets spéciaux dans les écoles. Elle a d'ailleurs rédigé une pétition qui se trouve sur le site de l'Assemblée nationale et qui est parrainée par la députée péquiste de Champlain, Noëlla Champagne. Signer cette pétition serait un premier geste citoyen pour assurer un meilleur monde numérique demain. Vous êtes donc invités à appuyer l'initiative de cette jeune étudiante dont il faut saluer le courage et la détermination.

Intimidation à l'école

7 février 2012

Face aux phénomènes de la violence à l'école et de la cyberintimidation qui gagnent du terrain, le gouvernement du Québec a révisé son plan de lutte à la violence en février par le dépôt d'un projet de loi qui répond à plusieurs attentes de la CSQ. Soulignons les obligations nouvelles des directions d'école de traiter les plaintes pour protéger les victimes, la mise en place des mesures assurant que le plan d'intervention est connu, diffusé, actualisé et appliqué dans les écoles, des formations de civisme et de « cybercitoyenneté » pour les élèves et la désignation d'une personne responsable du dossier dans chacune des écoles.