Centrale des syndicats du Québec (CSQ) - Single

Christopher Young, Conseiller FIPEQ-CSQ aux communications

Sauvons notre réseau public de la petite enfance

11 mars 2016

Poussés à bout par les assauts répétés du gouvernement libéral contre le réseau de la petite enfance, les éducatrices en CPE, les responsables d'un service de garde en milieu familial, les parents et les Québécoises et Québécois se mobilisent de plus en plus. Leur message : il faut sauver le réseau public de la petite enfance.

Depuis son retour au pouvoir, le gouvernement libéral s'acharne contre les CPE et l'ensemble des services de garde subventionnés. La modulation des frais de garde a déjà commencé ses ravages : en rendant les garderies privées fiscalement plus avantageuses pour une bonne partie de la classe moyenne, les libéraux poussent de nombreux parents à abandonner le public

En conséquence, des milliers d'enfants reçoivent maintenant des services de moins bonne qualité. Sans compter que des milliers de parents risquent de recevoir une surprise plutôt salée ce printemps, au moment des impôts...

À cet exode graduel s'ajoutent des compressions annoncées de 120 millions de dollars au réseau des CPE. Malgré la popularité de ces services, le gouvernement a refusé de revenir sur sa décision : pour lui, peu importe les conséquences désastreuses, il y aurait des compressions. Cela démontre un manque de confiance flagrant dans les CPE.

Pourtant, la petite enfance n'a pas été épargnée : des centaines de millions de dollars ont déjà été amputés au réseau au cours des dernières années. Il n'y a plus de viande autour de l'os. Ces nouvelles compressions signifieront nécessairement une diminution de la qualité des services.

Le véritable Fonds des générations

Devant un tel portrait, il n'est pas surprenant que la Fédération des intervenantes en petite enfance du Québec (FIPEQCSQ) et la CSQ se mobilisent pour résister à ces mesures néfastes.

« Le réseau public des services de garde à la petite enfance doit demeurer universel et accessible, car il contribue grandement au développement et au dépistage précoce des difficultés d'apprentissage chez les tout-petits. Il permet aussi un meilleur accès au marché du travail pour les femmes. Quant aux familles, il leur offre un soutien essentiel et l'assurance que leurs enfants seront bien outillés, non seulement pour l'école, mais aussi pour l'avenir. C'est notre véritable fonds des générations ! », affirme Louise Chabot, présidente de la CSQ.

Le gouvernement doit reculer

Lors du Conseil général de la CSQ, en janvier dernier, les personnes déléguées ont déterminé que la petite enfance sera au coeur des actions de la Centrale au cours des prochains mois. Nous entendons également être une présence imposante lors des prochaines manifestations à venir, qu'elles soient notre initiative ou celle d'autres groupes ayant à coeur les enfants du Québec.

Mais ce ne sont pas que les membres de la CSQ et de la FIPEQ-CSQ qui montent au front. Malgré le froid hivernal, les premiers mois de l'année ont vu la migration, vers les centres de la petite enfance, de chaînes humaines de parents. Un peu partout au Québec, ces derniers ont bravé la température afin de témoigner leur appui à un réseau de services de garde de qualité et abordable.

Des actions à venir, partout au Québec

Ces actions ne sont que le début d'une mobilisation citoyenne qui prendra de nombreuses formes, de l'envoi de messages personnalisés aux décideurs politiques aux rassemblements régionaux en passant par des initiatives locales des plus diverses.

Gardez l'oeil ouvert pour ne pas manquer les invitations à vous joindre au mouvement pour la sauvegarde du réseau public de la petite enfance. Plus nous serons nombreux, plus le gouvernement devra nous écouter. Il en va de l'avenir de nos enfants.