Centrale des syndicats du Québec (CSQ) - Nouvelle

Le soutien conjoncturel

20 décembre 2013

Le soutien conjoncturel à l'économie est formé d'actions prises par un gouvernement pour stimuler et pour relancer l'économie à court terme.

Le soutien conjoncturel à l'économie est formé d'actions prises par un gouvernement pour stimuler et pour relancer l'économie à court terme. Il s'appuie tout d'abord sur la politique budgétaire du gouvernement, c'est-à-dire sur ses choix en matière de revenus et de dépenses. Pour soutenir une économie moribonde, on choisira d'abord de hausser les dépenses gouvernementales et les investissements publics. On pourra aussi favoriser la consommation des ménages en augmentant les transferts ou en diminuant les impôts et les taxes.

Le soutien conjoncturel vient également des banques centrales (Banque du Canada). Les États ont confié à ces banques le soin d'établir la politique monétaire qui consiste essentiellement à déterminer le niveau des taux d'intérêt et la quantité de monnaie en circulation dans une économie. En réduisant le coût des emprunts et la valeur de la monnaie nationale, ces mesures ont des répercussions sur le niveau d'investissements des entreprises et des individus, ainsi que sur les exportations.

Produit intérieur brut (PIB) = C + G + I + (X – M)

Lorsqu'un gouvernement désire stimuler l'activité économique, il doit influer à la hausse une ou plusieurs composantes du PIB. Ainsi, il pourra lui-même augmenter ses dépenses (G) et ses investissements (I), ou encore, il pourra agir afin de favoriser une hausse de la consommation (C), de l'investissement privé (I) et des exportations nettes (les exportations moins les importations X - M).

Cet exercice est complexe, car la stimulation d'une composante peut en pénaliser une autre ; par exemple, pour financer des investissements publics, le gouvernement doit s'endetter ou élever les impôts, ce qui vient réduire en partie la capacité des ménages de consommer ou des entreprises d'investir.

 

Capsule explicative