Centrale des syndicats du Québec (CSQ) - Nouvelle

Mythe n° 7

Les hausses d’impôt affecteront négativement l’investissement et l’économie.

26 octobre 2012

Selon plusieurs études, les salariés et les professionnels les plus riches diminueraient peu leur quantité de travail en réaction à une hausse d'impôt.

Réponse 7 : Selon plusieurs études, les salariés et les professionnels les plus riches diminueraient peu leur quantité de travail en réaction à une hausse d'impôt. À leur niveau de revenu, la motivation vient moins de l'argent comme tel, mais beaucoup plus de leur statut, de la reconnaissance sociale ou du pouvoir que leur donne leur poste.

Il faut par contre faire attention à l'évitement fiscal (utilisation des abris fiscaux). Plus l'impôt est élevé, plus il vaut la peine d'engager un fiscaliste astucieux. Ainsi, l'augmentation des impôts des plus riches ne peut se faire sans mieux bloquer les possibilités d'échapper à l'impôt. Il était donc cohérent pour le PQ de réviser le traitement fiscal des gains en capital et des dividendes en même temps que la hausse des paliers d'impôt. Il faudra aussi se pencher sérieusement sur les divers abris, notamment les paradis fiscaux.

Quel est l'effet sur les investissements ? Rappelons d'abord que le faible niveau d'impôt des entreprises place le Québec dans les premiers rangs de la compétitivité internationale. C'est la multinationale spécialisée en planification fiscale KPMG qui le dit. Ajoutons à cela qu'il existe différentes dispositions fiscales permettant aux créateurs de PME de profiter pleinement du fruit de leur travail. Une exemption de 750 000 $, qui peut être multipliée, leur est accordée lors de la vente de leur entreprise.

D'une manière globale, l'effet négatif des hausses d'impôt sur l'économie est assurément exagéré.

Présentation de Pierre-Antoine Harvey